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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:50

 

Britaisn-Wicca-Man-Gerald-Gardner-creator-of-Wicca-1_A2.jpg

 

 

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais il y a de ça quelque temps, j'avais écrit un article sur Gardner et son Livre des Ombres et j'avais essayé d'analyser ses influences (grâce à mes lectures) au moment de la création de la Wicca.

 

Ce soir, j'étais en train d'approfondir mes recherches dans ce domaine quand j'ai trouvé un article très intéressant sur ce sujet qui inclue même la religion catholique dans cette étude. Je vous invite à le lire et à le commenter, ça vaut vraiment le détour je pense:

 

"

Critique historique du rituel Gardnérien

Wicca gardnérienne = Wicca Catholique 

Dans le domaine des religions, l'Université a crée le domaine de la critique historique, permettant de mieux comprendre, de mieux cerner des contextes, et d'apporter des éléments de recherches nouveaux et des réflexions. Ce domaine s'applique à tous les textes sacrés ou rituels des différentes religions, et il serait intéressant d'appliquer cette méthodologie à la Wicca, afin de mieux en comprendre les héritages et les influences.

Le rituel Gardnérien est à ce titre très intéressant, et nous pouvons d'ores et déjà y déceler plusieurs influences, qui ont font un rituel syncrétique, mais qui garde sa propre cohésion dans une remarquable construction logique.

Le rituel est du à Gérard Gardner, qui comme nous le savons de nos jours, s'est largement inspiré de différentes traditions, dont certaines n'ont paradoxalement rien à voir avec la Magie ou la Sorcellerie, et qui dans le cadre « Gardnérien » trouvent une place originale, dans un contexte qui se veut « magique et archaïque » au sens de première religion. La critique historique de ce rituel permet de dire que c'est une composition moderne, mais qui se veut inspirée par son créateur par le passé, dans la vision qu'il en retira du travail ethnologique et anthropologique de Margaret Murray. Cette dernière étant avant tout une grande égyptologue, qui avait participée à l'étude de momies et d'artefacts égyptiens.

Examinons sans plus tarder les strates provenant de différentes traditions, qui sont visibles dans le rituel Gardnérien.

L'influence mystique chrétienne et catholique :

Oui aussi surprenant que cela puisse paraître, nous pouvons déceler une influence de certaines pratiques en usage dans la mystique chrétienne et nous le verrons catholique :


Un calice plein de vin : est une influence du rite de l'Eucharistie dans l'Eglise catholique. Gardner y verra bien sur la représentation du Saint Graal, la Sainte Coupe étant à l'origine dans l'Eglise catholique l'image emblématique du calice de l'Eucharistie. Mais en replaçant ce calice dans l'influence du Saint Graal, Gardner va privilégier l'hypothèse de l'origine celte du Graal, et pourra donc l'ajouter au rituel qui porte son nom. A noter que l'usage d'un calice rempli de vin était également employé au XVIII e s. par des prêtres catholiques déviants qui pratiquaient dans le secret les célèbres messes noires, qui étaient un simulacre d'une Messe, il s'agissait alors de la communion avec Satan et ses légions, qu'avec Dieu. Mais il semble que Gardner se soit plutôt inspiré du Graal en effet, dont il connaissait bien les légendes, bien qu'il devait forcément connaître les traditions des anciens prêtres dévoyés.


Du pain pour communier : Autre ajout d'origine chrétienne. Le partage du pain est typiquement chrétien et également en usage dans le Judaïsme. Toutes les confessions chrétiennes partagent le pain, et dans le Judaïsme, le jour du Shabbath pendant le Kiddoush, le pain et le vin sont bénis et distribués aux assistants. La manière de faire ici est semblable dans la Wicca gardnérienne, mais le fond en est changé bien sur, ici c'est la communion avec la nature et ses forces. Mais l'origine du rite est bien Judéo-chrétien sans aucun doute possible. Nous pensons que Gardner qui possédait le grade de Rose-Croix au sein de la Franc-Maçonnerie, grade christique, a tout simplement adapté le partage du pain et du vin, pour la création de son rituel.

Un fouet : Le fouet est une influence directe du silice des mystiques catholiques ou « fous de Dieu » et c'est un grand paradoxe que de retrouver la flagellation dans une religion qui se veut sorcière ! Certains pensent que Gardner à voulu faire un pied de nez aux catholiques en introduisant une pratique similaire, ou alors, a été ici influencé par son ami Aleister Crowley dont les tendances sado-masochistes sont bien connues, mais il faut le signaler, encore controversées parmi les spécialistes.


« Le premier prend la coupelle d'eau et suit le cercle dans le sens des aiguilles d'une montre (partant du Nord, il termine au Nord) en aspergeant sa matérialisation. Puis il termine en aspergeant les membres du coven. Si c'est un homme qui officie, il asperge en dernier la grande prêtresse qui lui retourne l'aspersion, si c'est une femme, elle asperge en dernier le grand prêtre qui lui retourne l'aspersion. La coupelle est reposée sur l'autel. » Le rituel d'aspersion décrit ici est d'origine égyptienne, on en retrouve d'identique dans les anciens textes de la religion égyptienne. Cette pratique existe, mais sous une forme différente dans le Judéo-Christianisme. Cela a été adapté pour renforcer le sentiment de communion dans le rituel Wiccan gardnérien.


Le grand prêtre et la grande prêtresse se tiennent devant l'autel, lui faisant face. Gardner ici reprend la position traditionnelles des prêtres catholiques d'avant la réforme de Vatican II qui à son époque n'avait pas encore eu lieue. Dans l'antiquité païenne, il n'y avait pas d'autel de ce type, les prêtres officiaient devant des idoles diverses, vers lesquelles ont disaient des incantations, faisaient des offrandes diverses, et dansaient.


Les influences maçonniques :


« elle lui fait effectuer une circumambulation »: cette pratique est bien connue dans les différents rites maçonniques, où la circumambulation dextrogire ou sinistrogire, a effectivement en revanche, d'authentique origine ésotérique et occulte.





« Le grand prêtre admet de la même façon une femme dans le cercle. Celle-ci admet de même un homme… on procède ainsi jusqu'à ce que tous les membres du Coven soient entrés dans le cercle » : Ici la méthode semble calquée sur la chaîne d'union des francs-maçons formant un cercle… et aussi sur le «cercle de prière » des rites secrets Mormons. Gardner n'a ici rien inventé…cela existe depuis bien longtemps, et c'est une pratique tout à fait traditionnelle.


« La grande prêtresse désigne alors trois membres du coven pour renforcer le cercle » : autre influence maçonnique, nous pouvons voir en ces trois membres les fameuses 3 colonnettes Force, Sagesse et Beauté, qui renforcent la loge dans le rituel maçonnique.


« Le grand prêtre fait maintenant « descendre la lune » sur la grande prêtresse. Elle se tient le dos tourné à l'autel, les bras en croix de Saint André sur la poitrine (les mains à la hauteur des épaules, les coudes à la hauteur des basses côtes, elle tient dans sa main droite un athamé, dans la gauche une baguette magique). » Influence directe du grade de Rose-Croix de l'Ordre maçonnique, la prêtresse fait tout simplement le signe du « bon pasteur » dont l'origine par contre, se perd dans la nuit des temps. On retrouve le signe du bon pasteur en Egypte notamment, ce qui n'est pas étonnant, les plus anciennes légendes relatives aux Rose-Croix les font descendre de la civilisation égyptienne. Ce signe est le signe de reconnaissance des Rose-Croix entre eux. Sans le savoir, la prêtresse Wicca honore la Rose et la Croix par ce signe de la Fraternité R C. C'est sans doute l'aspect le plus étonnant du rituel Wiccan.



« Le grand prêtre : « 1°) Bénis soient ces pieds qui t'ont amené jusqu'à nous ! (le grand prêtre les embrasse).
2°) Bénis soient ces genoux qui ploient devant l'autel ! (le grand prêtre les embrasse).
3°) Béni soit ce sexe sans lequel nous ne serions pas ! (le grand prêtre l'embrasse. A ce moment la grande prêtresse ouvre ses bras et les dresse vers le ciel).
4°) Bénis soit cette poitrine, belle et forte ! (le grand prêtre l'embrasse).
5°)Bénis soient ces lèvres qui récitent les paroles sacrées ! (le grand prêtre les embrasse). »

C'est ici la transcription Wicca des 5 points parfaits de la Maîtrise maçonnique. La transcription ici est simplement le fait que nous ne sommes plus dans le symbole, mais dans l'action avec le « toucher ». C'est dans le rituel Wiccan gardnérien, la trace la plus tangible et forte de l'influence maçonnique.

« L'étoile d'amour et de plaisir » : ce terme est l'adaptation « crowley » de l'étoile flamboyante bien connue des francs-maçons.

Influence de la Matière de Bretagne et des romans de la Table Ronde :


« Ma loi est l'amour de tous. Gardez pur votre plus haut idéal, tentez toujours de l'atteindre, que rien ne vous en détourne. Mienne est la porte secrète qui ouvre sur la terre de la jeunesse, mienne en est la coupe du vin de la vie et le chaudron de Cerridwen qui est le Saint Graal de l'immortalité. Je suis la Déesse gracieuse qui met la joie dans le cœur de l'homme. Sur terre, je donne la connaissance de l'esprit éternel. Après la mort, je donne la paix et la liberté, et je réunis ceux qui se connaissent dans le monde visible. Je n'exige pas de sacrifice car je suis la mère de tout ce qui vit et je déverse mon amour sur la terre. »

Ce passage est inspiré de la Chevalerie célestielle d'Arthur et des chevaliers de la Table Ronde, la mention du Chaudron de Cerridwen comme le Saint Graal permets de lever tous les doutes à ce propos. En effet, dans la Matière de Bretagne, le chaudron de Cerridwen est l'un des 12 objets magiques de Bretagne, et il est l'image archétypale du Saint Graal. C'est le lien entre le monde ancien (païen) et le monde actuel (chrétien), pour les romans de la Table Ronde. Avec cette phrase, les Wiccans se placent sans le savoir ou en le sachant pour certains, dans l'idéal de la chevalerie de la Table Ronde.

Influence de la Cabale et des divinités Egypto-chrétiennes :


Les invocations comme :

« Bagahi laca bachabé
Lamac cahi achababé
Karrelyos
Lamac la mec bachalyos
Cabahagi sabalyos
Baryolas
Lagozatha cabyolas
Samahac et famyolas
Harrahya ! »


Semblent être tiré de l'Araméen, langue utilisée pour les écrits cabalistiques, et la phrase « lamac cahi achababé » pourrait signifier par exemple si l'ont traduit par « Pourquoi le frère de mon père est maître », autre possibilité « Pourquoi il est le frère de mon père papa »… Cela peut faire sourire, mais c'est une possibilité.

Bachalyos, Sabalyos, Baryolas, semblent être des déformations de divinités inconnues que l'ont retrouve dans les écrits gnostiques égyptiens d'Alexandrie notamment. Et qui étaient employés dans les prières des premiers chrétiens d'Egypte !

Har rah Ya est l'ironie du sort, car ce mot est bien un mot hébreu et il signifie : Je regarde la colline de Yahvé ! C'est vraiment incroyable, mais c'est bien cela que cela signifie… Et la colline de Yahvé renvoie au Mont Sinaï.

Comme l'hébreu à plusieurs sens en voici un autre :

Har = Interjection signifiant « ah ! ah ! Cri de satisfaction », autrement dit Ma satisfaction dans mon regard en Yahvé…

Je sais que cela va surprendre, mais pourtant c'est bien la traduction du mot « Harrahya » qui n'est qu'un terme hébraïque appartenant à ce que l'ont nomme la mystique des palais, autrement dit la mystique juive.

Les mystères du Rituel :

Il reste un vrai mystère dans le rituel Gardnérien, et il est dans l'appel Wiccan :

Eko ! Eko ! Eko ! Azarak…

Eko se retrouve étrangement dans un mot de la langue des amérindiens d'origine Maya du Mexique. Et c'est très intéressant. Comment Gardner à pu connaître cela ?


Notons que l'évocation « Eko Eko Eko Azarak » a donné le nom à une série japonaise sur les aventures d'une petite sorcière !


Conclusion :

Le rituel Gardnérien est syncrétique et il se nourrie de différentes traditions comme nous venons de le voir. Mais il offre une véritable homogénéité, bien que son authenticité dans l'ancrage à la tradition première soit très discutable en raison de ces apports récents, intégrés et mis en forme par le génial Gérald Gardner. En revanche, il offre pour le monde moderne, une belle pratique, esthétique et générant de véritables égrégores magiques.

Certains critiques ce rituel, pour dire qu'il est générateur je cite « d'infestation larvaire », terme employé en magie lorsque l'on « joue » avec des éléments non anodins sans le savoir, et qui après vous retombe dessus sans même le savoir. On a eu des exemples par exemple de Martinistes (ésotérisme christique) venant au secours de Wiccans qui avaient des problèmes dans l'occulte. Mais en fait, ces exemples qui existent mais qui sont rares, sont plutôt le fait d'individus que du système Wicca.

Pour ma part, je me rangerais dans l'opinion du CESNUR du Professeur Massimo Introvigne en Italie, qui étudie les nouvelles religions. Wicca est une religion nouvelle, avec des bases originales, mais qui reste encore multiformes et qui sans doute le restera. Il y a pour ce centre d'études universitaires sur la Wicca entre autres domaines, autant de Wicca qu'il existe de Wiccans ! Cela est du au fait que la Wicca ne connaît pas de « pape » ou de « chef », et que la pratique reste très libre. Même si les Gardnériens ont tendance quelquefois à s'ériger en « gardiens du rite », pourtant le rite Gardnérien à proprement parlé est peut être le moins sorcier qu'il soit, se rattachant à différents courants qui n'ont rien à voir avec la magie ou la sorcellerie !

La Wicca actuellement connaît des métamorphoses impressionnantes, et certaines de ses formes actuelles n'ont plus qu'un rapport lointain avec la Wicca des « pères fondateurs ».
Cette Wicca est représenté avec le courant développé par Scot Cunningham, qui se débarrasse d'une part du côté trop « sexuel » et quelquefois « obscur » de la Wicca gardnérienne et d'autre part, du système des grades de cette dernière, directement copié sur les grades de la Franc-Maçonnerie, et à ce titre, Cunningham a raison, les grades n'ont aucune valeur dans la sorcellerie traditionnelle, les grades proviennent des structures initiatiques maçonniques et rosicruciennes dans toutes leur déclinaisons possibles.

Cette nouvelle Wicca se veut volontiers écologique, et revient vers un ésotérisme et un occultisme traditionnel, vers la connaissance des plantes et des remèdes, en cela, elle renoue avec la tradition authentique des campagnes, des « rebouteux de village », des « leveurs de feu » et autres « guérisseurs », qui sont des gens qui ont des dons et un héritage qui lui, vient en droite ligne du plus lointain passé de l'humanité. C'est un retour finalement vers le souhait des fondateurs qui voulaient connaître la « première religion », bien que cette notion soit arbitraire comme l'a montré la recherche archéologique. Les temps anciens ayant connus une multitude de religions et non pas une seule, mais toute avec une idée certaine du monothéisme qui se serait dégradé en polythéisme, c'est l'une des thèses actuelles qui rejoint en cela ce que disaient le sages Juifs depuis toujours, et les prêtres de l'Egypte ancienne. C'est à dire que l'idée d'un Dieu Un fut décliné en plusieurs qui ne sont que les hypostases de ce Dieu. La notion de « couple divin » pouvant être également très possible.

La Wicca propose donc une approche de la Nature et du respect du monde tout à fait noble et digne de respect. Cette foi est aussi authentique que celle d'une autre religion. Bien que sa théologie soit très simple, en fait, il s'agirait plutôt d'une « orthopraxie naturelle » que d'une religion au sens de « relier les individus », personnellement j'opterais volontiers pour le terme d'une philosophie naturelle plus que d'une religion. En cela je vois la Wicca dans sa manière d'être assez proche du Bouddhisme dans le fond mais pas dans la forme.

Enfin pour être complet, beaucoup de Wiccans se penchent sur les origines, et forment les premiers « érudits Wiccans » de l'histoire.
Les recherches sont ouvertes….et le champ d'investigation du domaine Wiccan ne fait que commencer. Nous sommes donc des pionniers, et c'est passionnant !

Eko ! Eko ! Eko ! "
Source: http://www.claire-lumiere.com/t1264-wicca-gardneriennewicca-catholique
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:02
La chasse aux sorcières
 
Je tiens à préciser dès le départ que ce texte n'est pas de moi mais d'une autre païenne, j'ai par ailleurs cité la source plus bas donc je n'ai pas le droit de changer son contenu (malgré l'erreur de pourcentage).

Mise en garde :


Certains éléments de ce texte peuvent s'avérer choquants. Toutefois il s'agit d'une réalité historique et j'estime qu'il est parfois nécessaire d'oublier le politiquement correct pour faire passer un message. Le devoir de mémoire doit jouer, afin que ce genre de persécutions ne se reproduise plus jamais.

Les premières chasses aux sorcières débutent vers le milieu du 15e siècle, à la fin du Moyen-âge. On peut dater la première vague de répression, menée par les tribunaux de l'Inquisition, de 1480 à 1520. Mais la répression la plus intense a lieu entre 1580 et 1630, et elle est menée par des tribunaux séculiers. Il y aura environ 100 000 procès et 50 000 exécutions. Les victimes seront essentiellement des femmes, environ huit sorcières pour un sorcier, soit 80%.

La toile de fond historique
Pour comprendre le phénomène, il faut tenir compte du contexte historique qui l'entoure.
Le XIVe siècle : la guerre de Cent Ans (1337-1453) ébranle un équilibre fragile. Puis la Grande Peste de 1348-1349 fauche entre un tiers et deux tiers de la population citadine, créant un traumatisme profond. Tout cela accentue la misère des paysans, qui se révoltent. Ce sont les Jacqueries, vite et violemment réprimées.
Le XVe siècle voit la mort puis la réhabilitation de Jeanne d'Arc, la fin de la féodalité, la naissance de l'imprimerie et la découverte de l'Amérique, mais aussi de nombreux conflits, des disettes et de nombreuses épidémies qui frappent une population déjà affaiblie : peste, variole, typhus, malaria, coqueluche, syphilis.
Le XVIe siècle est aussi une époque de grande effervescence : c'est le début de la modernité, avec tout ce que cela comporte de bouleversements. Pour l'élite, la perpétuation des croyances païennes est un frein à la modernité, car elles maintiennent les masses populaires dans l'immobilisme. La période de 1450-1600 est également une période de crise économique et démographique, qui se manifeste par une augmentation considérable de la population, et une crise céréalière faisant augmenter le prix du pain. Enfin, l'histoire du climat nous révèle que l'époque connaît une période de fort refroidissement à partir de 1550, refroidissement qui a des effets désastreux sur les cultures, la chasse, et la subsistance en général. Ce dérèglement est particulièrement marqué en certains points de l'Europe, ceux où l'on allumera le plus de bûchers.

L'évolution de la représentation du diable
Durant le haut Moyen-âge, le diable est multiple : des diablotins en tous genres, drôles ou facétieux, figures héritées du paganisme. C'est aussi un personnage dont on se moque ou que l'on escroque dans les contes ou les Mystères. Le diable ne fait pas peur, le peuple ne sent pas concerné par l'Enfer et le Démon.
La représentation du diable commence à se modifier à partir du XIIe siècle. L'art roman introduit les premiers démons effrayants, monstres et griffons, et l'enfer commence aussi à être représenté. La réelle transformation s'effectue vers le milieu du XIVe siècle. A cette période, dans les discours de clercs, dans les livres et dans l'art, le souverain des enfers amorce une métamorphose radicale. Les représentations cauchemardesques se multiplient, relayées à partir du XVe siècle par les délires des démonologues. Non seulement le diable est devenu un souverain puissant, mais il est aussi capable de se cacher dans les entrailles de chacun - et surtout chez les femmes. Parallèlement, la vision de l'enfer devient de plus en plus terrifiante. On y voit des hordes de démons affairés à torturer de façon extrêmement réaliste des damnés aux corps brisés, découpés, laminés.
Néanmoins, une telle modification culturelle met du temps à se mettre en place et, pour le peuple, le diable reste encore, jusqu'au milieu du XVIe siècle environ, un personnage comique plutôt maladroit. Il faudra de nombreux traités de démonologie, des prêches, des livres, et des oeuvres d'art multiples, pour que s'impose LE Diable, terrifiant, Mal absolu dont les sorcières sont les complice.

L'image de la femme
Depuis l'Antiquité, la condition féminine n'est pas très reluisante dans l'ensemble du bassin méditerranéen. Le Moyen-âge est, quant à lui, un monde d'hommes. La vision de la femme diffusée par les clercs est d'une extrême misogynie : la femme, descendante d'Ève, est non seulement inférieure à l'homme, mais aussi sotte, lascive, traîtresse, dangereuse, répugnante.
Le XIVe siècle va voir une relative émancipation féminine, mais de courte durée. Tout d'abord, les femmes perdent les quelques droits acquis ou conservés au Moyen-âge : la politique royale les met sous tutelle du père, puis du mari. Elles perdent tout droit juridique, ne peuvent plus être maîtresses de leurs biens, et ne sont plus autorisées à signer de contrats.
Parallèlement, dans le Nord et l'Est de l'Europe, des représentations de la femme de plus en plus négatives et monstrueuses apparaissent. Aux Pays-Bas et dans le Saint-Empire on peint de plus en plus de femmes à la laideur repoussante, aux corps difformes, à la vieillesse dépeinte comme une déchéance, préfigurant la mort et la pourriture, alors que la représentation de la vieillesse chez l'homme reste le plus souvent associée à la sagesse. Et lorsqu'on représente une fille jeune et belle, c'est pour souligner sa lubricité et sa frivolité, qui la rendent vulnérable au démon. On dépeint de plus en plus la femme comme menteuse, dépensière, coquette, frivole, et on l'identifie de plus en plus au thème du pêché.
Madeleine Lazard, dans "Les avenues de Feminye", explique le phénomène :
"Il n'est pas surprenant que la littérature et les arts aient reflété le dégoût et la peur, face au vieillissement et à la déchéance (...) Selon de récentes études historiques, on pourrait y voir la manifestation d'une mutation démographique : alors que, de l'antiquité jusqu'au XVIe siècle, les femmes mouraient plus jeunes que les hommes et que les vieillards mâles étaient de loin les plus nombreux, c'est l'inverse qui se produit au XVIe siècle, au moins dans les milieux aristocratiques, où les conditions d"hygiène lors des accouchements s'améliorent."

Les prêcheurs
A ce monde en pleine mutation, la société réagit par une peur profonde : peur de la maladie, de la mort, du Diable, de Dieu, de l'autre, de soi-même. Cette peur et ce pessimisme, apparus à la fin du Moyen-âge, culminent à la fin du XVIe siècle. D'autre part, dès la fin du XVe, une folie de pureté est apparue. Les prédicateurs insistent sur le fait que le mal est partout, et en particulier chez les femmes, et prêchent la plus extrême sévérité. Ils appellent à la purification, le cas échéant par les flammes, avant l'Apocalypse, imminente selon eux.
Durant la deuxième moitié du XVIe siècle, l'art, la littérature, la pensée en général s'orientent vers une vision désespérée de l'existence, et se caractérisent par un goût pour le macabre, le morbide, l'horreur, et l'expression de la souffrance. Mais ces récits sont encadrés par une morale édifiante, insistant sur le danger à transgresser les interdits, et notamment les interdits sexuels. Il s'agit de mettre en place une morale bien plus stricte que celle du Moyen-âge.

L'évolution de l'image de la sorcière
Sorcellerie, sorcières et sorciers existent depuis l'Antiquité, et sans doute depuis l'aube de l'humanité. Durant le Moyen-âge, rebouteux, devins, herboristes, sorciers et sorcières faisaient partie intégrante du village. D'ailleurs, les gens de l'époque ne voyaient aucune contradiction entre ce type de croyances et le christianisme. Par ses conseils et son savoir, la sorcière rassurait la population et occupait une place importante dans la société, ce qui avait pour effet de réduire l'influence des prêtres sur leurs ouailles. Par son rôle de sage femme, elle remplaçait les médecins coûteux et rares à la campagne. De plus, ce sont les femmes qui transmettaient les croyances païennes, les superstitions et la culture populaire en enseignant les rudiments de l'écriture à leurs enfants.
Ce vieil équilibre va se briser au XVIe siècle. L'Église, les démonologues et les élites sociales en général créent un mythe nouveau, celui de la sorcière démoniaque. Cette nouvelle vision de la sorcellerie trouve racine dans les luttes contre les hérésies du XIVe siècle. Dès 1430, paraissent les premiers traités de démonologie, selon lesquels sorciers et sorcières font partie d'une secte diabolique. En 1484, le pape Innocent VIII publie la bulle connue sous le nom de "Summis desirantes affectibus" : "...maintes personnes de l'un et l'autre sexe, oublieuses de leur propre salut, et déviant de la foi catholique, se sont livrées elles-mêmes aux démons incubes et succubes : par des incantations, des charmes, des conjurations, d'autres infamies superstitieuses et des excès magiques, elles font dépérir, s'étouffer et s'éteindre la progéniture des femmes, les petits des animaux, les moissons de la terre, les raisins des vignes et les fruits des arbres..."
Le pape étend également le pouvoir de deux inquisiteurs, Institoris et Spenger. Ces deux hommes rédigent un nouveau manuel de démonologie, le fameux "Marteau des Sorcières", manuel pratique à l'usage des chasseurs de sorcières, qui redéfinit la sorcellerie comme un crime si grand que le châtiment se doit d'être aussi exemplaire que sans pitié.
Les manuels de démonologie ont une importance décisive dans la chasse aux sorcières : véritables délires, mais aussi textes de propagande, ils créent le mythe du sabbat, fixent le portrait robot de la sorcière, et cristallisent toutes les peurs de l'époque en une véritable psychose. Dans ces manuels, démons et sorciers infestent le monde, ont d'immenses pouvoirs et commettent d'immenses crimes, organisés en un complot contre Dieu et la religion. La sexualité est leur arme favorite, et la femme leur complice prédestinée par sa nature même. En effet, selon eux, la femme est un être imparfait par essence :
"Il y a comme un défaut dans la formation de la première femme, puisqu'elle a été faite d'une côte courbe, c'est à dire d'une côte de la poitrine, tordue et comme opposée à l'homme. Il en découle aussi de ce défaut que, comme un vivant imparfait, elle déçoit toujours". De plus, "toutes ces choses (de sorcellerie) proviennent de la passion charnelle, qui est (en ces femmes) insatiable".

La Réforme et la Contre-réforme
La Réforme, la Contre-réforme et l'ensemble des troubles religieux qui déchirent le XVIe siècle jouent évidemment leur rôle dans la chasse aux sorcières. Lorsqu'en 1517 Luther lance sa Réforme à l'assaut du monde Chrétien, il ne se préoccupe guère des sorcières. Il a d'autres ennemis, les catholiques, les Juifs, les Turcs, les Anabaptistes et surtout Satan. Plus problématique, Luther prône un retour rigoriste à la Bible. Or, on trouve dans l'Ancien Testament des phrases qui autorisent le meurtre des incroyants, en particulier ce passage de l'Exode : "Tu ne laisseras pas vivre la magicienne."
Les catholiques réagissent en rivalisant d'intolérance, de sévérité, et de cruauté. La Contre-réforme durcit le dogme catholique, elle réaffirme tous les points de doctrine contestés par les protestants, et voue aux flammes éternelles tous ceux qui n'y souscrivent pas.
Protestants et catholiques ont cependant de nombreux points communs. Tout d'abord l'austérité, la haine de tout ce qui relève de près ou de loin de la distraction, du plaisir, de l'imaginaire. Le corps est haïssable, ainsi que tout ce qui relève de la nature. La répression de la sexualité s'accentue. Enfin, protestants et catholiques sont d'accord sur un point : la femme est dangereuse, elle doit être surveillée, confinée à la maison, sous le pouvoir de l'homme. On surveille la mode, on condamne les décolletés, on couvre les seins, mais aussi les chevilles, les bras, les cheveux.
La Contre-réforme répand la peur, visant un contrôle de plus en plus strict du peuple et l'éradication de toute trace de paganisme et autres diableries. Certes, il y a des résistances, mais le courant majoritaire, à partir de la seconde moitié du XVIe, est nettement à l'intégrisme et à la haine.
Le peuple, quant à lui, se débat avec ses propres problèmes : mutations sociales et économiques, insécurité croissante, épidémies, épizooties, terrible dégradation du temps à partir de 1550, mort omniprésente. Ainsi, la sorcière se retrouve-t-elle prise en tenaille entre les terreurs religieuses des élites, qui voient en elle une adoratrice du démon, et la violence populaire, qui l'accuse de tous les maux.

Le mythe du sabbat démoniaque
Ce mythe met longtemps à se répandre, et ne connaît sa forme définitive qu'à la fin du XVIe siècle. Parmi les variantes, on peut retenir l'heure et la date du sabbat, qui semble en fait se produire n'importe quel jour selon la région, et parfois même en plein midi. On confesse s'y rendre à pied, à cheval, juché sur une fourche, un bâton ou sur un balai, bien sûr. On dit également chevaucher des animaux, pour se rendre au sabbat: cochons, boeufs, ânes. Ou encore se transformer en animal. Enfin, parfois, c'est le Diable qui les emporte.
Une fois chacun arrivé, après un hommage au maître (un baiser sur ses "parties honteuses"), peut se dérouler la messe noire. Cette dernière n'est rien d'autre qu'une messe catholique inversée : tout ce qui est blanc ou de couleur claire devient noir, au moment de la communion, on mange et on boit des choses de couleur sombre, on utilise des mots de latin prononcés à l'envers. Quant à l'eau bénite, elle est remplacée par l'urine du diable. Enfin, arrive le temps des réjouissances : tout d'abord, la danse lascive, lubrique, endiablée, accompagnée par un orchestre ou de modestes tambourins. Puis vient le banquet, où l'on sert des mets peu ragoûtants, charognes en décomposition, bave de crapaud ou anguilles. Parmi ces mets, il en est un qui résume toutes les terreurs attachées au sabbat : la chair humaine, et en particulier celle d'enfants et de bébés. A la fin du sabbat, vient une "confession à l'envers", où l'on est puni si l'on n'a pas commis assez de péchés, et qui se solde par un baiser sur le postérieur du diable. Enfin, vient l'orgie générale. Cette orgie est encore le lieu de la transgression des tabous de l'époque : on s'y livre avec frénésie, dans toutes les positions interdites par la morale. Pour finir, les sorcières s'accouplent avec le Diable en personne. De ces amours naissent parfois des enfants morts-nés, que l'on servira au prochain sabbat.

Le déroulement des procès
Tout commence par la rumeur et la mauvaise réputation : unetelle a été vue la nuit loin du village, unetelle est mauvaise, unetelle ramasse des herbes. Les langues vont bon train, les imaginations se déchaînent. Puis, vient l'élément déclencheur : une mort inexpliquée, la grêle qui détruit la récolte, un orage violent, un animal naissant anormal, à une époque ou toute malformation est considérée comme châtiment divin ou malignité du Diable. On se tourne alors vers celle sur qui la rumeur court.
Tout, dans les procès de sorcellerie, condamne d'avance l'accusée. Une fois arrêtée, la supposée sorcière est conduite en prison où on lui rase le corps et on l'habille d'une chemise baptisée à l'eau bénite. Au début, il n'y a pas de violence, mais la détention affaiblit la prévenue : ses rations d'eau sont rares, la nourriture encore plus. L'accusée est isolée dans son cachot, ignorant de quoi on l'accuse. D'origine rurale, la plupart des accusées ne savent pas qu'elles ont droit à un avocat, et de toute façon, les autorités découragent fortement tout candidat à la défense des sorcières.
Les procès se déroulent généralement de la façon suivante : le témoin confirme qu'il connaît bien l'accusée et que cette dernière à une réputation de sorcière. Ensuite, il énumère les dommages causés : pertes d'animaux, mauvaises récoltes, maladie ou mort d'un membre de la communauté.
Après les témoignages, on passe à l'interrogatoire. Au début, le juge fait preuve d'une relative douceur, pour mettre l'accusée en confiance. Cependant, les questions dont on la presse sont autant de pièges destinés à la perdre. Après l'interrogatoire, on s'occupe de chercher des preuves. Selon l'endroit et l'époque, les méthodes varient. A la campagne, on s'en tient souvent aux méthodes traditionnelles, qui ont fait leurs preuves et ne coûtent pas cher.
Ce sera par exemple la méthode de la nage, où on ligote les mains et les pieds de l'accusée, puis on jette son corps dans l'eau. Si elle coule et se noie, elle est innocente ; si elle flotte, elle est l'enfant du démon. Le pesage consiste à peser la sorcière en utilisant comme poids la Bible ou d'autres objets. Si elle est plus lourde ou plus légère, elle est déclarée coupable. L'estrapade consiste à nouer les bras de la victime derrière son dos, suspendre des poids à ses pieds, puis la hisser brutalement en l'air plusieurs fois de suite, jusqu'à ce qu'elle avoue ou meure, les bras désarticulés.
En ville, on pratique peu ces méthodes, on souhaite se montrer moderne, scientifique, et on préfère chercher la marque diabolique. Cette marque peut être n'importe quelle particularité physique, une tache de naissance, une verrue, une cicatrice. Pour la trouver, on dénude la sorcière, on la rase complètement, et l'on convie des professionnels, médecins, chirurgiens, barbiers ou bourreaux à venir l'examiner sous toutes ses coutures. Par le piquage, les chasseurs de sorcières recherchent sur le corps de l'accusée la marque du Diable réputée insensible à la douleur : cette pratique consiste à trouver des zones insensibles sur le corps, en le piquant sur chaque centimètre carré de leur peau. Certains inquisiteurs désireux de trouver des victimes à tous prix, vont jusqu'à se servir d'aiguillons rétractables : quand on presse, la lame glisse dans le manche et l'absence de réaction de la sorcière devient la preuve de sa culpabilité.

L'exécution
Dénoncées, sans aucun moyen de défense face à leurs juges, torturées, la majorité (90 à 95%) des accusées sont condamnées. L'exécution est un spectacle, la foule y participe : on crie, on hurle, on insulte le condamné, on se réjouit de ses souffrances. La cérémonie a lieu au centre ville, sur la place du village.
Contrairement à ce que l'on croit généralement, la majorité des sorcières ne périssent pas par le feu. Beaucoup sont pendues, d'autres étranglées avant que leur corps ne soit livré aux flammes. Si l'on ne brûle pas les condamnés, ce n'est pas pour des raisons humanitaires, mais parce que ce n'est pas pratique. Brûler un corps est difficile, long, il faut beaucoup de bois. Or, ce sont les bourreaux qui doivent fournir le bois. Mais il faut aussi que le public soit content, que le supplice soit bien visible, que le supplicié souffre suffisamment. On va alors essayer d'inventer des moyens de mise à mort respectant les désirs du public et le porte-monnaie des bourreaux.
L'Espagne invente de placer les condamnés dans des moules de plâtre, et de les glisser vivants dans un four. Le degré de souffrance obtenu est satisfaisant, mais le public ne voit rien et il est déçu.
La Suisse et les Flandres inventent le système des claies, ou des grandes échelles. On y attache les sorcières, et on les approche du brasier, terrorisées, lorsque celui-ci a bien pris.
Ou alors, on étripe, on crucifie, on émascule, on enterre vif, on décapite. Puis, on brûle les restes, car il faut que tout disparaisse, la purification doit être totale. Les cendres des sorcières sont dispersées aux quatre vents.

La fin des persécutions
De 1580 à 1630 environ, la chasse aux sorcières atteint son paroxysme. Chaque séance de torture provoque des dizaines de dénonciations, qui provoquent autant d'arrestations. Ainsi, on en arrive parfois à ne plus avoir assez de juges pour juger les affaires de sorcellerie. Dès 1625, Paris cesse de confirmer les peines de mort décrétées par les juges de province, prenant ses distances avec ces affaires de plus en plus ennuyeuses. En 1657, le pape fait paraître la bulle "Proformandis", qui met en garde contre les erreurs et abus dans les procès de sorcellerie.
Les mentalités ont changé, l'époque est plus clémente, la vie plus douce. De plus en plus, un discours médical se fait jour par rapport à la sorcellerie. On pense en termes d'hallucinations, d'esprit dérangé. Enfin, en Juillet 1682, Louis XIV met fin aux poursuites, par un édit qui fait disparaître le crime de sorcellerie.



sources :
http://membres.lycos.fr/chassesorcieres/
http://www.sheluna.com/histoire_chasse_tortures.php
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 16:21
Gardnérianisme
Origines

Après s'être retiré des Services Coloniaux Britanniques, Gardner déménagea à Londres. Avant la seconde guerre mondiale, il partit pour Highcliffe, à l'est de Bournemouth sur la côte méridionale de l'Angleterre. Là, il prétendit avoir été initié dans un coven traidtionnel de sorcières, une survivance des temps pré-chrétiens, qui continuaient de se rencontrer dans la nouvelle forêt au Sud de l'Angleterre.

A son tour, il initia une série de femmes qui agirent en tant que Grandes Prétresses, continuant à fonder des covens et démarrant une tradition de passation par initiation vers les "lignées inférieures" ainsi créées. Au Royaume Uni et dans les pays du Commonwealth, quelqu'un se prétendant membre de la Wicca Gardnérienne est habituellement compris comme descendant initiatique de Gardner. Le terme Nord Américain Wicca Traditionnelle Britannique n'est pas très répandu au Royaume Uni mais signifie en réalité la même chose.


Pratique & Philosophie

La tradition gardnérienne, en tant que tradition initiatique, magique et orale de la sorcellerie moderne, se compose d'un certain nombre de rituels et de pratiques traditionnelles qui sont utilisés par ses initiés afin de comprendre les Mystères des Pouvoirs Magiques. En plus de leurs opérations magiques, la plupart des gardnériens utilisent leur système spirituel afin d'obtenir une compréhension empirique/non-conceptuelle de l'antique question de la vie et de la mort. Les principes des Mystères qui incluent la vision wiccane du monde, l'ontologie et l'éthique, peuvent être répertoriés comme suit :

- Initiation et Serment devant les Dieux
- Mystère du Dieu et de la Déesse
- Puissances des 4 phases lunaires
- Non-dualisme
- Réincarnation
- Magie et sorcellerie
- la loi du triple retour
- Crédo Wicca,
- Cercle de pouvoir
- Roue de l'Année


Selon les pratiquants, les aspects les plus importants de la magie se comprennent à travers l'expérience. Les Gardnériens gardent donc secrets leurs rituels et les pratiques du coven. De cette façon, chaque initié aurait la possibilité de trouver pour lui/elle-même ce que l'expérience rituelle signifie, en utilisant le "langage" de base d'une tradition rituelle partagée,afin de découvrir la nature des Mystères.

La tradition se centre sur la communauté, et accorde une grande importance à la conduite éthique et au respect de tous les êtres sensibles, ce qui est central à la maturité spirituelle. La croyance selon laquelle "on ne peut être une sorcière seule" s'étend à l'idée que la croissance personnelle, à la fois intellecuelle et spirituelle, dépend de (et affecte) notre environnement et les gens qui nous entourent. Par exemple, la Grande Prétresse Gardnérienne n'était pas seulement une des anciennes les plus respectées dans la tradition, elle dirigeait également une maison de soin. De plus, le coven BW est bien connu aujourd'hui comme accueillant plusieurs membres avec un certain bagage académique ou intellectuel, contribuant à la préservation du savoir wiccan. Gerald Gardner lui-même dispensait son enseignement sur le folklore et l'occulte au public, par le biais de son Musée de la sorcellerie sur l'Ile de Man. C'est pourquoi on peut dire que le Gardnérianisme diffère légèrement de plusieurs autres pratiques magiques qui se concentrent généralement sur le développement spirituel en solitaire.

L'accent mis sur l'action, plus que sur les mots, est une caractéristique de la Wicca gardnérienne. Cette tradition est souvent caractérisée par l'orthopraxie (la pratique correcte) plutôt que l'orthodoxie (la pensée correcte), les adhérents accordant plus d'importance à un corps partagé de pratiques, en opposition à la foi.


Initiation

Gardner affirma avoir été initié en 1939 à une tradition de sorcellerie religieuse qu'il croyait descendre du Paganismeeuropéen. Il connut et travailla avec beaucoup d'occultistes célèbres, dont Aleister Crowleyn'était pas le moindre. Après sa retraite, Gardner déménagea à Christchurch près de la New Forest sur la côté méridionale de l'Angleterre, où il dit avoir rencontré un groupe de gens qui avaient préservé certaines pratiques traditionnelles. Ils le reconnurent comme étant un des leurs et le convainquirent d'être initié. Ce fut seulement à mi chemin de son initiation, dit-il, qu'il comprit de quel genre de groupe il s'agissait, et que la sorcellerie n'était pas morte en Angleterre.

Doreen Valiente, une des prêtresses de Gardner, identifia l'initatrice de Gardner come étant Dorothy Clutterbuck dans A Witches' Bible par Janet etStewart Farrar.[4] Elle se basait sur des allusions que Gardner fit à une femme qu'il nommait "la Vieille Dorothy". Son élève Ronald Hutton argumente au contraire dans son Triumph of the Moon que la tradition sorcière gardnérienne était largement inspirée de membres de la Communauté de Cronota de l'Ordre Rosicrucien et tout particulièrmeent une femme dont le nom magique était "Dafo". Le docteur Leo Ruickbie, dans son Witchcraft Out of the Shadows,analysa les témoignages documentés et conclut que Aleister Crowley joua un rôle crucial en inspirant à Gardner la fondation d'une nouvelle religion païenne.Ruickbie, Hutton, et d'autrent avancent que beaucoup de ce qui a été publié sur la Wicca gardnérienne, en tant que pratique à laquelle Gardner eut accès, fut écrit par Doreen Valiente, Aleister Crowley et contient également des emprunts d'autres sources identifiables .

Gardner parlait des sorcières auxquelles il avait été présenté comme "la Wica" et il utiliserait souvent le terme de "culte religieux sorcier" pour décrire la religion. D'autres termes utilisés, incluent "sorcellerie" ou "la Vieille Religion". D'autres publications standardisèrent l'appellation "Wicca" et on en vint à l'utiliser pour désigner la religion elle-même, plutôt que ses disciples. "Gardnerien" fut à l'origine un terme péjoratif ajouté par les contemporains de Gardner. Roy Bowers (également connu comme Robert Cochrane), un britannique astucieux .


Reconstruction des Rituels Wiccans

Gardner lui-même admettait que les rituels du groupe existant étaient au mieux fragmentaires et il décida de le reconstruire, comptant sur ses talents d'occultiste et d'amateur du foklore. Gardner ne semble pas avoir été assez confiant en lui pour écrire de la poésie originale, il emprunta et renoua les fils venant d'autres occultistes et artistes, plus notablement Crowley, Charles Godfrey Leland's Aradia, ou the Gospel des Sorcières, la Clé de Salomon comme publié par S.L. MacGregor Mathers, rituel Franc-maçonnique, et Rudyard Kipling. Doreen Valiente écrivit beaucoup de poésie mieux connue, notamment la célèbre Charge of the Goddess.

Le groupe dans lequel Gardner affirma avoir été initié, connu comme le coven de la Nouvelle Forêt, était petit et extrêmement secret vu que la sorcellerie était illégale en Grande Bretagne à l'époque. Quand les lois sur la sorcellerie furent remplacées en 1951, par l'Acte "frauduleux" des mediums, Gerald Gardner se montra en public, d'abord avec prudence, mais à la fin des années 50 et jusqu'à sa mort en 1964, il concentra l'attention des tabloïdes, à la consternation de certains autres membres de la tradition.


Bricket Wood et le coven du Nord de Londres

In 1948-9 Gardner et Dafo dirigeaient un coven, séparé du coven original de la Nouvelle Forêt,dans un club naturiste près de Bricket Wood au Nord de Londres. En 1952 cepenant, la santé de Dafo avait commencé à décliner, et elle se méfiait de plus en plus de la recherche de publicité de Gardner. En 1953 Gardner rencontra Doreen Valiente qui devait devenir sa grande prétresse et succéder à Dafo. La question de la publicité conduisit Doreen et d'autres à formuler les 13 règles de la sorcellerie en incluant des articles tels qu'une restriction des contacts avec la presse. Gardner répondit en produisant les Lois Wiccanes, ce qui mena Doreen et d'autres à quitter le coven. ref>Hutton, Triumph of the Moon p249.</ref> A peu près à cette époque (1956-58), on disait de la méthode standard d'élévation de l'énergie dans le cercle, qu'elle se faisait par bondage et flagellation, mais suite au temps passé par Gardner dans l'Ile de Man, le coven commença à expérimenter la danse du cercle comme alternative. C'est également à cette époque que l'on donna une plus grande importance aux Sabbats mineurs. Quand les membres du Coven de Brickett Wood décidèrent que vu qu'ils aimaient tant les célébrations des Sabbats, il n'y avait pas de raison de garder les fêtes au plus près de la pleine lune, elles devinrent des festivités à part entière. Comme Gardner n'avait pas d'objection à ce changement suggéré par le coven de Brickett Wood, le résultat de cette décision collective mena à ce qui est maintenant les huit festivités standard de la roue de l'année.

La séparation d'avec Valiente conduisit le coven de Bricket Wood à être dirigé par Jack Bracelin et une nouvelle grande prétresse, Dayonis. Ce fut le départ d'un certain nombre de disputes entre groupes et individus. Cependant, la publicité accrue semble avoir permis à la Wicca Gardnérienne de se développer beaucoup plus rapidement. Certains initiés comme Alex Sanders et Raymond Buckland développèrent leur prorpre tradition, en autorisant dès lors une plus grande expansion.
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 16:19
Histoire et branches de la wicca
Sens du terme

Le terme wicca est un néologisme créé par Gerald Brousseau Gardner qui affirmait qu'il voulait dire sorcellerie en vieil anglais. En réalité sorcellerie en anglais ancien se dit wiccacraeft (d'où le terme actuel witchcraft et wicca est le masculin de sorcier (le féminin étant wicce et le pluriel wiccan). Ces mots dérivent du verbe wiccian qui signifie ensorceler, pratiquer la magie.

Pour Gardner, wicca avait à l'origine le sens d'« art des sages ». Sa thèse fut soutenue par l'ethnologue Margaret Murray qui écrivit le chapitre sur la sorcellerie dans l'édition de 1957 de l'Encyclopaedia Britannica où elle précise : « La signification du terme sorcière (witch) est liée à celle du mot savoir (wit) ». Elle peut être renforcée par l'analyse du mot wizard (étymologiquement « celui qui sait »), qui signifie lui aussi le sorcier et qui tire son origine du bas anglais wys/wis qui veut dire « le sage ». On constate, de plus, des similitudes avec la langue allemande, "wissen", verbe de modalité signifiant "savoir".

D'autres étymologies concurrentes sont cependant apparues. Robert Graves dans La Déesse blanche, traitant du saule, un arbre qui dans la Grèce antique était dédié à Hécate écrit : « Ses liens avec les sorcières sont si forts dans l'Europe du Nord que les termes sorcière (witch) et criminel (wicked) dérivent du mot utilisé pour nommer le saule (wicker).» Margot Adler dans Drawing Down the Moon rattache wicca à l'indo-européen wic/weik dont la signification recouvre les sens de soumettre et de changer. Elle estime donc qu'une « sorcière aurait été une femme habile à imaginer, à soumettre et à changer la réalité ».

Histoire

Origines

La Wicca s'inscrit dans la mouvance européenne du néo-paganisme de la première moitié du XXe siècle. Elle consiste en un syncrétisme popularisée par le britannique Gérald Gardner dans deux livres : Witchcraft Today, publié en 1954 et The Meaning of Witchcraft en 1959. Le Livre des Ombres,ouvrage de référence Wicca Gardnerienne fut écrit à l'origine par Gérald Gardner (certains suggèrent également une collaboration rétribuée d'Aleister Crowley, le célèbre occultiste fondateur de la philosophie Thélémite), il fut partiellement réécrit par Doreen Valiente (née le 4 janvier 1922 dans le Mitcham dans le nord de Londres, sous le nom de Doreen Edith Dominy) selon certains auteurs à la demande de Gardner, selon d'autres de sa propre initiative après le décès de l'auteur initial. Chaque wiccan posséde théoriquement son propre Livre des ombres. Celui-ci recapitule les croyances et les rituels du lignage pour les traditions initiatiques. Chez les wiccans éclectiques, qui sont aujourd'hui majoritaires, il s'agit d'un journal religieux écrit ou compilé par l'adepte lui-même pour son seul usage.

Évolution du mouvement

D'abord confinée à un cercle restreint, la Wicca s'est progressivement développée dans les pays anglo-saxons où elle constitue la principale forme de néopaganisme. Diffusé par les milieux féministes américains dans le contexte général de la contre-culture des années 70 elle s'est progressivement transformée et diversifiée, acquérant une dimension écologiste qu'elle n'avait pas au départ. Paralèllement aux structures initiatiques issues de la lignée de Gardner ou d'Alex Sanders, s'est créée une Wicca éclectique dont les membres pratiquent en dehors de toute initiation formelle. Leurs croyances et pratiques divergent considérablement suivant les individus et la frontière entre la Wicca proprement dite et les autres formes de néopaganisme sont souvent floues.

La diverité des pratiques, l'absence de structure centrale - et souvent de structures tout court - et la crainte des persécutions rend le nombre des Wiccans difficile à déterminer[1] En 1990 l'étude ARIS avait estimé le nombre des Wiccans aus Etats-Unis à 8.000. L'étude suivante, réalisée en 2001 en trouve 134.000 auxquels il faut ajouter une part significative des 140.000 américains se définissant comme païens [2]. L'enquète du Pew Forum, réalisée en 2008 place à environ 1.2 millions le nombre d'Américains pratiquant des religions "New Age". La majorité d'entre eux seraient wiccans ou fortement influencés par la Wicca. Ces chiffres sous-estiment probablement la taille réelle du mouvement, une part significative des wiccans pratiquant en secret par crainte des discrimination. Une évolution similaire se constate dans tous les pays anglo-saxons. Les wiccan éclectiques sont, dans l'ensemble, largement majoritaire même leur domination est moins prononcée en Grande-Bretagne.

La Wicca luciférienne française
En France, la Wicca a été introduite par Jacques Coutela et Diane Lucifera, fondateurs et dirigeants jusqu'à leur mort de la Wicca Internationale. Ce groupe, basé au Kremlin-Bicetre pratiquait une religion assez éloignée de la Wicca anglo-saxonne mèlant rituels wiccans, satanisme et luciferianisme. La Wicca Internationale, dont l'influence n'a jamais dépassé la banlieue parisienne a disparu en 1995 aprés le suicide de ses dirigeants. Le courant luciférien s'est cependant maintenu.

Il s'est incarné dans un groupe appelé "Cercle initiatique de la Licorne Wicca occidental" mentionné dans le rapport de la commission parlementaire sur les sectes[3]. Dirigé par Yull Rugga ce groupe a aujourd'hui cessé d'exister et les wiccans lucifériens qui subsistent sont isolés.

La Wicca luciférienne reprend le culte de Lucifer comme "porteur de lumière" en y associant Lilith qui devient l'équivalent fonctionnel de la Déesse-Mère wiccanne. Cette tendance demeure extrèmement minoritaire et est rejetée par la plupart des Wiccans français. Elle n'a aucune influence en dehors du monde francophone


Les traditions


On peut trouver plusieurs traditions dans la Wicca:

Le garderianisme : c'est la filiation découlant de Gerald Gardner. Pour certains, ce serait la seule valable, les autres n'étant que des dérivés. Cette tradition très stricte soutient que pour être wiccan ou wiccane on doit obligatoirement être en coven et avoir été initié dans une lignée remontant à un wiccan/e reconnu (en fait à Gardner). Ils pratiquent un certain nombre de rites. Gardner a initié la plupart des membres qui ont démarré une nouvelle tradition.

L'alexandrianisme : fondée par un disciple de Gardner, Alexander Sanders, c'est un dérivé de la précédente.

La tradition aradrienne : fondée en 1999 par Charles Renaud, au Canada, cette tradition reconnaît les divinités comme des parties indépendantes du Grand Dieu et de la Grande Déesse. Elles ont une indépendance d'esprit et d'action qui leurs est propres, contrairement à beaucoup d'autre traditions qui les considèrent comme des parties intégrantes du Grand Dieu et de la Grande Déesse. Les Wiccans aradriens reconnaissent clairement un Grand Dieu et une Grande Déesse, et à leurs yeux les deux sont égaux, bien que l'aspect féminin soit souvent privilégié. Ils voient en l'interaction entre les Hommes et les Divinités un moyen de connexion qu'ils privilégient. Les Wiccans aradriens reconnaissent aussi, au sein des forces énergétiques, un troisième joueur en tant qu'entité propre et indépendante, le mal. Les Aradriens croient en son existence, mais ne l'adorent aucunement c'est un point important qui différencie la Wicca aradrienne des autres traditions,qui ne reconnaissent pas d'entité maléfique.[5].

La tradition dianique : c'est une forme féministe de la wicca qui met à l'honneur la Déesse, favorisant son culte. Elle a été fondée par Zsuzsanna Budapest.

La tradition faerique ou «pictish wicca» : cette tradition est un peu plus sombre que les autres puisqu'elle reconnaît la part obscure de chaque être et ne cherche pas à la nier. Elle s'inspire davantage de la culture celtique. Elle se base essentiellement sur la nature dans ce qu'elle a de plus pur, par exemple, dans la pictish wicca il n'est pas nécessaire de fabriquer un pentacle : une pomme coupée dans le sens horizontal vous en offre un parfait. Cela dit, comme toutes les autres wiccas, elle ne fait que de la magie blanche en raison de la loi du triple retour.

L'éclectisme : ce terme désigne les covens n'appartenant à aucune tradition précise. Chaque coven possède ses propres règles, souvent beaucoup moins strictes que celles de Gardner. Il y est souvent considéré qu'être wiccan est avant tout une affaire de foi plutôt que de rites initiatiques. En conséquence la hiérarchie habituelle (initié, prêtre, grand-prêtre) est soit inexistante soit l'attribution est laissée au vote des membres du coven.

La tradition reclaiming, est une sorte de mélange entre de la spiritualité wiccane et un activisme politique (écologie, féminisme, etc.). Elle a été fondée par Starhawk.
La church of wicca est une sorte d'école qui propose des cours par correspondance. Leur vision de la wicca, en tout cas jusqu'à maintenant, exclut la Déesse.

La celtic wicca
est basée sur le panthéon celtique. Cette tradition est beaucoup plus individualiste : chacun suit son chemin. Elle est principalement basée sur la guérison et la nature dans leurs rituels de groupe ou individuel pour honorer l'Ancien Lumineux et la Terre. C'est une des voies celtisantes très populaires.

Les pratiques

Il n'existe pas vraiment de pratique spécifique à la Wicca, celle-ci varie en fonction de la tradition adoptée. La plupart du temps, les rites se pratiquent en plein air, dans la nature, loin des regards. Actuellement se développe une nouvelle forme de pratique, dite la pratique solitaire de la Wicca ou "wicca de salon" (terme emprunté à Scott Cunningham) pour désigner les wiccans pratiquant chez eux, n'ayant pas la possibilité de le faire dehors. En harmonie avec le "Rede" wiccan mentionné ci-dessus (1re règle), le wiccan pratique de la façon qui lui convient le mieux. Certains font leurs rites avec nombre d'accessoires (pentacle, athamé, baguette, vêtements appropriés...), d'autres pratiquent de façon "épurée", l'essentiel étant de se sentir le plus à l'aise possible pour être en harmonie avec son environnement et pouvoir correctement canaliser "l'énergie" lors du rite. Bougies et symboles des 4 éléments sont cependant très souvent présents. Il n'y a pas de sacrifice, animaux ou humain ou quel qu'il soit, le wiccan respectant avant tout l'autre et la nature, certains pratiquant même le végétarisme. Tout au plus quelques offrandes sont faites aux divinités, mais celles-ci sont souvent des éléments de la nature tels que fleurs, herbes fraîches, eau, etc. Lors du rite, le wiccan trace un cercle pour s'isoler et garder prisonnière l'énergie qu'il va appeler , du doigt ou avec un outil, par la pensée ou physiquement. Comme la nature est son propre temple, il se crée un espace de prières, qu'il "effacera" ensuite. Il pratique ensuite son rite, puis "referme" le cercle, c'est-à-dire l'efface.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Wicca#Histoire


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