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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:08

CES CREATIONS NE SONT PAS LES MIENNES MAIS CELLE D'UNE WICCANE DONT VOUS POUVEZ ALLER VOIR LE BLOG: http://katnightwind.over-blog.fr/ . De plus, elle vend des outils magiques qu'elle confectionne elle-même, alors allez-y faire un tour!

Chapelet 'Déesse' et Prière Associée
Ce chapelet est constitué principalement de perles en pierre de lune, en lapis lazuli, en malachite et en obsidienne.



L'association de ces quatre pierres protectrices était toute indiquée pour une prière de bénédiction. Je me suis librement inspirée de la Charge de la Déesse pour la créer.



Perles du début (pierre de lune)
- Bénis mes yeux que je puisse te voir
- Bénis mon nez que je respire ton essence
- Bénis mes oreilles que j'entende ta sagesse
- Bénis ma bouche que je puisse dire ton nom
- Bénis mon ventre que je puisse créer l'harmonie
- Bénis mes pieds que je marche en équilibre
- Bénis mes mains que leur travail guérisse



4 groupes de perles qui permettent de répéter 4 fois ceci :
- Tu es ma Déesse, ma Mère,
- La terre sous mes pieds
- Les eaux vives et immobiles
- Le vent dans les arbres
- La myriade d'êtres qui peuplent la planète
- Bénis mon coeur que je ressente ton amour
- Tu es la beauté de la terre verte,
- La lune blanche parmi les étoiles,
- Et le Mystère des eaux.
- De toi viennent toutes les choses
- Et à toi elles doivent retourner.




Perles finales
- Et moi qui cherche à te connaître,
- Je sais que ma quête sera vaine,
- A moins de connaître le Mystère:
- Si ce que je cherche, je ne le trouve pas en moi,
- Je ne le trouverai pas hors de moi.
- Car tu es avec moi depuis le début,
- Et tu es ce qu'on atteint au bout de tout désir.

Chapelet 'Cycle Lunaire' et Prière Associée

  

Chapelet 'Cycle Lunaire' et Prière Associée
Voici une mise en application de l'article précédent. J'ai réalisé le chapelet suivant en m'inspirant des phases de la Lune, selon le schéma que vous pouvez voir sous la photo.

Ensuite, j'ai suivi l'ordre du chapelet pour écrire une prière à la Déesse, que voici :

00-O Déesse de la Lune, Reine des Magiciennes, Dame de la Nuit,
Bénis la terre de ton amour sans limite, et bénis l'enfant de la terre que je suis.



01-Tu es le feu qui me réchauffe et me donne la force de gravir le Tor,
02-Tu es la terre dont je suis née, où je retournerai au moment de la mort,
03-Tu es l'air qui me donne la vie, et le vent qui m'apporte l'inspiration,
04-Tu es la rivière où je m'abreuve, l'océan où voguent mes émotions.



1-O toi, force femelle primordiale, sans limite et éternelle,
2-Toi la Magicienne, Déesse Vierge de la Lune Nouvelle,
3-Déesse des Commencements, Dame de tout ce qui est sauvage,
4-Tu portes au front le croissant et tes pieds sont posés sur les nuages.
5-Tu es le mystère encore irrésolu, le chemin nouvellement tracé,
6-Tu es le champ vierge de tout sillon, la promesse renouvelée.
7-Je me réjouis avec toi dans l'énergie de ta jeunesse, et ta liberté est mon inspiration.




1-O toi, Mère sacrée, Dame gracieuse de la récolte et de l'été,
2-Tu es vêtue de la terre profonde et tiède, et de l'or des champs de blé.
3-Par toi les marées de la Terre sont gouvernées,
4-Et selon tes saisons toute chose vient à maturité.
5-Tu es la Mère qui donne la vie, merveilleusement fertile,
6-Le refuge et la guérison de tous tes enfants, forts ou fragiles.
7-Je me nourris de l'amour que tu prodigues, et te remercie pour ta protection.




1-Toi la Vieille Femme, gardienne du cycle de la mort et de la renaissance,
2-Riche d'expériences, tu offres la sagesse et la connaissance,
3-Et tu tournes la Roue, dans l'ombre d'une Lune fanée comme ta main.
4-Maîtresse des marées des océans et de celles des humains,
5-Au seuil de l'autre monde, quand nos corps faiblissent et que nos cœurs se serrent,
6-Tu livres les secrets de l'existence, et le mystère au-delà du mystère.
7-J'apprends de toi la grande nécessité : ce qui naît doit mourir pour permettre la régénération




1-O Dame du Déclin, toi la Truie qui dévore ses petits,
2-Déesse de la caverne et de la tombe, du Monde d'en bas et de la Nuit,
3-Tu es l'absence d'air au bout de toute respiration,
4-La décomposition qui fertilise la vie, l'abîme sans fond.
5-Tu déverrouilles pour nous les portes car tu es la clef,
6-Et grâce à toi nous découvrons ce qui est interdit et caché.
7-Je viens à toi à la Lune Noire, au croisement entre les mondes, pour recevoir ta révélation.



04-Tu es l'eau trouble des terreurs, et le liquide de la matrice,
03-Tu es la tempête qui emporte tout, destructrice et libératrice,
02-Tu es la terre des cimetières, l'humus où la vie peut reprendre,
01-Tu es l'étincelle qui luit et renaît de nos corps réduits en cendres.

00- Dame de la Lune, tu es le début et la fin du cercle qui n'a pas de fin,
Ce qui a été, ce qui est, et ce qui sera à jamais.
Pour toi et par toi, Déesse de la Nuit, j'accomplis mon destin,
En parfaite confiance, et en amour parfait.



Pour plus de clarté, les couleurs des vers ou couplets correspondent aux couleurs des perles, et j'ai aussi numéroté les passages du texte selon ce schéma :

 

Chapelet 'Cycle Lunaire'

 

 

Chapelet 'Cycle Lunaire'

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:07

 

La Voie Solitaire
Un solitaire est un païen qui pratique sa religion seul ou avec un partenaire. Les traditions des solitaires sont aussi variées que le paganisme lui-même. Et bien qu'il pratique seul, le solitaire peut être aussi compétent et entraîné que n'importe quel membre de coven.
Il y a de nombreuses raisons pour être solitaire. Certains peuvent se trouver dans un environnement qui ne leur permet pas de pratiquer leur foi ouvertement. D'autres peuvent évoluer dans des communautés chrétiennes conservatrices. D'autres peuvent être entièrement dans le "placard à balais" à cause de leur profession. Ils peuvent être dans l'armée ou déménager fréquemment. Ou bien peut-être n'ont-ils pas trouvé d'autres personnes avec lesquelles ils se sentiraient à l'aise pour pratiquer.
Beaucoup sont solitaires par choix. Certains sont mal à l'aise avec la politique et ce qu'ils perçoivent comme la structure rigide de la pratique en coven. D'autres ont développé une voie éclectique en "patchwork" et ils estiment qu'il leur serait difficile de l'adapter à un coven. D'autres, comme moi-même, attendent de rencontrer ceux avec qui ils pourront former un coven. Certains sont totalement seuls. D'autres sont actifs dans leur communauté. Certains viennent juste de découvrir le paganisme. D'autres, comme moi, pratiquent depuis 10, 15, 20 ans ou plus. Tous ont une relation profonde et intense avec la foi qu'ils ont choisie.
La plupart des solitaires ne sont pas aussi formels dans leur approche que les covens ou bosquets. Vénérer les Dieux par des actions quotidiennes est courant. Les rituels sont souvent simples. Un païen de mes connaissances, qui vivait chez ses parents, allumait une bougie et dit : "Bonne nuit Mère, bonne nuit Père. Merci."
Beaucoup adaptent des rituels publiés à leurs besoins. Les rituels des solitaires sont aisément pratiqués à l'intérieur et les outils sont souvent absents. Qui a besoin d'une baguette quand son doigt est amplement suffisant ?
Un des avantages de la voie solitaire est que la "sténo" magique peut être utilisée puisque le rituel ne doit pas forcément se conformer à un ensemble de symboles pré-existants. Par exemple, je ferme mon cercle en me tenant au milieu, en pointant mon bâton et en tournant trois fois sur moi-même. J'invoque les Gardiens en un seul appel. Dans un rituel solitaire, le niveau d'énergie n'est pas toujours aussi évident ou aussi fort que celui généré par un groupe. Cependant, la focalisation peut être beaucoup plus exacte et, au bout du compte, tout aussi puissante, sinon plus.
Parce que les solitaires sont des autodidactes, ce sont des lecteurs enragés. Ils comptent également beaucoup sur leur intuition pour savoir quand la magie a fonctionné. Ils feront aussi de nombreuses expériences avec les herbes, les plantes et les talents psychiques. Dans l'ensemble, l'apprentissage d'un solitaire peut être aussi intensif que celui qu'on trouve dans un groupe.
Le principal problème que rencontrent les solitaires vient de la communauté païenne. Parce que les solitaires sont des autodidactes, de nombreux païens de coven pensent que les solitaires sont des "faux" ou ne savent rien des aspects religieux ou magiques de l'Art. Citabria, une solitaire que je connais, a juré de créer un autocollant disant : "Je suis solitaire, pas lobotomisé(e)" parce qu'elle s'est heurtée à cette attitude à maintes reprises. Heureusement, les choses commencent à changer.
Pour ma part, je trouve que la voie solitaire est gratifiante et aussi puissante que le travail en coven. Elle m'a permis d'approfondir ma connexion personelle avec les Dieux. Elle m'a appris la flexibilité et m'a donné la liberté de développer de nouvelles techniques. J'ai appris à faire sans outils. J'ai réellement appris ma propre force.


Note: Cet article a été publié dans l'édition Oak Moon 1996 de "Pagan Personal Pages".
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:05

 

La nuit noire de l'âme
C'est le nom donné à cette expérience de désolation spirituelle où passent tous les étudiants de l'occulte à un moment ou à un autre. Elle est parfois caractérisée par le sentiment que vos études ou pratiques occultes ne vous mènent nulle part, que le succès initial que l'on rencontre parfois après quelques mois de pratique s'est soudain tari. Vient alors le désir de tout laisse tomber, d'arrêter les exercices et la méditation, puisque plus rien ne semble fonctionner. Cette expérience, selon St Jean de la Croix, un mystique chrétien, "...endort les appétits spirituels, les mortifie, et les prive de la capacité de trouver un quelconque plaisir où que ce soit. Elle entrave l'imagination, et l'empêche de produire un travail de qualité. Elle arrête la mémoire, l'intellect devient sombre et incapable de comprendre quoi que ce soit, et par conséquent rend la volonté aride et contrainte, et toutes les facultés vides et inutiles. Et au-dessus de ceci plane un lourd et dense nuage, qui afflige l'âme et la tient éloignée de ce qui est bon."

Bien que le débutant puisse éprouver de la crainte lorsque se met en place cette expérience, la "Nuit Noire" n'est pas quelque chose de mauvais ou de destructeur. Dans un certain sens, on peut la voir comme une épreuve, un test par lequel les divinités examinent notre résolution à continuer sur la voie occulte, et si l'on n'est pas complètement sûr de ses études magiques, c'est pendant cette période (à son début) que l'on abandonnera. La Nuit Noire de l'Ame devrait être accueillie, une fois reconnue pour ce qu'elle est (il est fréquent de recevoir un “avertissement” intérieur juste avant le début d'une telle période), comme quelqu'un accueillerait une opération qui lui assurerait la santé et le bien-être.

Lorsqu'on entre dans la Nuit Noire on est submergé par un sentiment de sécheresse spirituelle et de dépression. C'est une façon d'amener l'Ame à l'immobilité, afin qu'une transformation psychique profonde puisse s'opérer. Toutes les distractions doivent être mises de côté, et il ne sert à rien d'essayer de lutter ou de canaliser les vagues d'énergie pure qui de temps en temps peuvent traverser votre être. Cette compulsion intérieure de tout mettre de côté a pour résultat la dépression apparente, où rien ne semble plus intéresser.

La seule chose à faire est d'obéir à votre voix intérieure et de vous immobiliser, en attendant la transformation intérieure que la Nuit Noire annonce. Vous ne vous apercevrez peut-être pas avant longtemps des résultats de ce changement, mais lorsque le désir de reprendre le travail reviendra et que la dépression disparaîtra, la Nuit Noire aura passé (pour un temps).

Personne ne peut vous aider pendant cette période, et dans de nombreux cas, il n'y a personne vers qui se tourner pour obtenir des conseils. Il faut ignorer les conseils bienveillants de la famille et des amis qui vous disent alors de réagir et de rebondir, ce n'est pas une dépression ordinaire, mais une expérience spirituelle profonde que seuls comprennent ceux qui ont effectué une retraite magique. Mais pour beaucoup, comme la routine de la vie quotidienne interdit ceci, tout ce que vous pouvez faire est de cultiver une solitude intérieure, une immobilité et un silence du coeur, et attendre que la transformation s'opère. Il y a de nombreuses Nuits Noires que le chercheur occulte devra traverser pendant le processus mystérieux de son apprentissage. Toutes sont des épreuves mais l'expérience nous apprend à mieux les vivre.
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:04

 

La Triple Déesse
Comprendre le concept de la Déesse nécessite davantage que la capacité de visualiser Dieu comme une femme. Le concept de la Déesse est construit autour du mythe et du mystère de la relation entre le Dieu et la Déesse, et au-delà, de son aspect triple : Vierge, Mère et Vieille Femme.
L'une des plus anciennes formes reconnues de la Déesse est la Déesse grecque primordiale - Gaia, la Terre Mère; la Matrice universelle; Mère de tout. Les plus anciennes Déesses étaient le plus souvent des Déesses de la Terre et des Déesses Mères. Elles étaient vénérées et adorées en tant que porteuses de vie : grasses, saines, enceintes et fertiles. Au fur et à mesure que le concept de la Déesse se développa, vinrent les Déesses des récoltes, qui étaient aussi des Déesses de la Terre. Comprenez que c'était une époque où les gens ne comprenaient même pas la mécanique de base de la procréation. La vie était très sacrée et mystique !
Graduellement, le mythe et le mystère se développèrent et se révélèrent, créant la légende que nous honorons dans la Wicca moderne.
Nous reconnaissons la Déesse comme Mère de tout, y compris son puissant consort, le Dieu. Pour Elle, il est l'amant et le fils, et ensemble ils forment l'absolu, le grand Tout, le Dragon, le Mystère.
Tout bien considéré c'est un concept un peu ardu. Tout particulièrement dans nos sociétés où cela semble un peu incestueux. D'un point de vue prosaïque, c'est encore pire dans la Roue de l'Année, lorsque le Roi Chêne et le Roi Houx se battent, rivaux éternels et partenaires de sacrifice.

D'abord et avant tout, la Déesse est le symbole du Cycle de l'Eternité. Elle est constante, toujours présente, toujours changeante, et pourtant toujours la même. Elle pourrait être comparée aux océans, pour ces raisons.
Elle est ce dont nous venons, et où nous retournons. Elle est la Mère Universelle, la Matrice Cosmique. Bien que ce soient là des images largement symboliques, il est important de les garder en tête lorsqu'on considère les aspects de la Déesse. Elle ne fait jamais de mal, elle est Mère.
L'une des idées préconçues les plus difficiles à écarter pour un étudiant est la différence entre "sombre et clair" et "mauvais et bon". Dans nos sociétés, et souvent dans les religions, on nous entraîne à voir le mauvais et le sombre comme étant la même chose. Par conséquent, nous sommes aussi amenés à détester et à craindre notre propre mortalité. Bien trop souvent, on voit des Wiccans pratiquants, qui devraient pourtant savoir, retomber dans ces à-prioris lorsqu'ils essaient d'expliquer ou de comprendre un concept.
La Déesse est sombre, elle est claire, elle est naissance, elle est mort, et elle se réjouit de toutes ces choses. Avec la mort vient la joie, car avec la mort vient le renouvellement. Avec la vie vient la joie, car avec la vie vient la promesse. Avec la croissance vient la joie, car avec la croissance vient la sagesse. La tristesse et la crainte ne font pas partie d'elle, pas de la façon dont nous ressentons ces émotions. Elle est incapable de tristesse sans joie, elle ne craint rien, car la crainte n'est pas réelle, c'est une création de l'esprit.
Que vous voyiez la Déesse comme Reine Guerrière ou comme la Gentille Sorcière du Nord dans le Magicien d'Oz, elle est la Déesse. Et elle a de nombreuses facettes et de nombreux rôles qui défient la compréhension en tant qu'Une. Elle EST simplement, et ainsi, peut être tout ce dont vous avez besoin pour établir un lien avec elle. Mais rien de tout cela ne change ce qu'elle EST.



La jeunesse, la nouveauté, l'innocence et la beauté sont des facettes fondamentales de l'aspect de la Vierge. Mais au-delà de ceux-ci on trouve aussi la recherche, l'amour, et l'amour de la rechercher. Il y a davantage à appréhender cependant. L'enchantement ne se termine pas en même temps que la virginité, c'est simplement le début du Mystère de la Vie, car c'est là, par dessus tout, que réside l'essence de la Déesse.
Dans le Cercle, la Vierge prend place à l'Est. En examinant la signification de cette place, on apprend davantage sur l'aspect de la Vierge. L'Est (l'Air) gouverne l'esprit libre et l'intellect. C'est là que l'on cherche la capacité d'apprendre et de s'ouvrir spirituellement, d'ouvrir son esprit et de trouver des réponses. C'est une direction essentiellement masculine, gouvernée par l'intellect, et la logique analytique, mais la Vierge y amène l'intuition nécessaire pour utiliser ces qualités au mieux.

Alors que la Terre-Mère, et la Déesse de façon générale, sont placées au Nord, l'aspect de la Mère trouve sa place à l'ouest. Le réconfort et l'amour y règnent. Les émotions, la tristesse, la joie, les larmes, appartiennent à la plénitude de la Mère. Attentionnée et aimante envers tous ses enfants, les regardant lutter pour atteindre leurs buts, sachant parfaitement qu'elle pourrait intervenir et les aider, mais étant à la fois contrainte à et désireuse de les laisser agir seuls.
L'aspect de la Mère est la maturité, elle est fertile, à la fois de ses enfants et de ses fruits. Elle représente l'émotion et la sexualité. Il est intéressant de noter que de nombreuses cultures anciennes pratiquaient la magie sexuelle en s'ébattant dans les champs pour faire pousser les cultures.

La Mère Sombre intervient aussi à cet endroit, bien que culturellement, j'ai davantage tendance à associer la Mère Sombre avec la Vieille Femme. C'est un peu laborieux de visualiser la Mère Sombre à l'Ouest, de la séparer de la Vieille Femme, mais cela a certains avantages.
L'aspect de la Vieille Femme est pour moi l'aspect le plus fascinant. En partie, je suppose, parce qu'elle est la plus mystérieuse et la plus paradoxale.
Avec la vie et la croissance viennent l'âge et la sagesse, et la Vieille Femme représente ceci en partie. Elle détient le feu et le pouvoir qui, utilisés sagement; peuvent être très bénéfiques, mais qui sont un grand danger pour les inconscients. Les secrets de la mort et de la vie lui appartiennent, et le mystère au-delà du mystère.
La Vieille Femme, aussi sage soit-elle, est encore capable de se rappeler les joies innocentes et les passions de la Vierge, et la chaleur et l'amour de la Mère. Etre Vieille Femme et ne pas avoir oublié, être encore capable de ressentir la Vierge et la Mère en soi, me semble particulièrement attractif. La Vieille Femme est l'aspect de la Déesse qui est le moins en parallèle avec notre société moderne. Nous éloignons nos anciens, sans comprendre leur valeur en tant que professeurs et modèles, et en craignant leur apparence qui nous rappelle notre propre mortalité.

Si les aspects individuels de la Triple Déesse sont certes des concepts valides et des voies vers la connaissance de la Déesse, la plupart des Déesses mythologiques sont des composites, comprenant généralement un aspect opératif et un aspect récessif. Par exemple, Athéna est une Déesse Vierge possédant des attributs de Vieille Femme, Aphrodite est une Déesse Vierge avec des attributs de Mère, etc...
Personnellement, je ne “crois” pas en la réalité des déesses mythologiques telles qu'elles étaient présentées, mais je crois qu'elles constituent une manière valable d'établir la communication avec la Déesse. Je crois aussi que la Déesse apparaît sous la forme que nous sommes plus aptes à accepter. La véritable Déesse, telle que je la conçois, est une entité au delà de ma capacité de compréhension, très certainement différente de tout ce que je pourrais imaginer. Toutefois, les représentations mythologiques me sont très utiles dans ma pratique magique, et quelques-unes également dans ma relation personnelle avec la Déesse.



traduit et adapté d'un article de Wicca Chat


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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:03

Aspects du Dieu
*** Le Dieu ***
Tout comme la Déesse peut être appréhendée en observant les phases de la Lune, le Dieu peut être compris en observant les saisons. Le Dieu Cornu de la Wicca a lui aussi plusieurs aspects, que l'on retrouve dans les Sabbats : celui du Soleil-Dieu, et celui du Roi du Chêne et du Roi du Houx.

Le Soleil-Dieu
Il règne dans le ciel pendant nos heures d'activité. Son lever et son coucher marquent les heures pendant lesquelles nous pouvons travailler. Il est aussi le Père du Ciel dont la lumière fertilise la Terre et le soleil hostile qui rend le désert stérile.
A Yule, il naît en tant qu'incarnation de l'innocence et de la joie, le triomphe du retour de la lumière. A Imbolc, comme les jours rallongent visiblement, on célèbre sa croissance. A Ostara, il est le jeune homme vert qui danse avec la Déesse. A Beltane, il est le jeune Dieu qui épouse la Déesse. Leur mariage est consommé à Litha et leur union est si complète qu'elle est aussi sa mort. On le pleure à Lammas, et à Mabon il dort dans le ventre de la Déesse. A Samhain, il arrive dans la Terre de Jeunesse, où les âmes des morts redeviennent jeunes, en attendant de pouvoir renaître. Il ouvre les portes pour qu'elles puissent rendre visite à leurs proches et lui aussi redevient jeune, jusqu'à ce qu'il renaisse à Yule.

Le Roi Chêne et le Roi Houx
Ce sont des aspects jumeaux qui représentent le cycle de la fertilité. Chacun règne la moitié d'une année, combat pour les faveurs de la Déesse et se retire pour les six mois du règne de son frère.
Le Roi Chêne, le jumeau lumineux, règne de Yule à Litha. Il représente l'expansion et la croissance. Son arbre, le chêne, symbolise la force et la longévité, son fruit, le gland, est évidemment phallique, et ses racines s'étendent aussi loin sous terre que s'élèvent ses branches, montrant ainsi qu'il règne à la fois sur le Ciel, la Terre, et le Monde Souterrain.
Le Roi Houx, le jumeau sombre, règne de Litha à Yule. Il représente la retraite et le repos. Son arbre, le Houx, a un feuillage persistant et ses baies rouge vif resplendissent quand tout le reste est sans fruit, symbole que le Roi Houx est le Gardien de la Vie pendant le repos de son frère.

Le Dieu Cornu
Il est le fils et l'amant de la Terre Mère. Il est l'incarnation de toute virilité, celui qui imprègne la Terre. Bien qu'il soit sacrifié, il réapparaît éternellement fort, pour garder et défendre ses créatures. Il est Seigneur de la Danse, car il représente les rythmes de la vie, de la croissance, de la mort et de la renaissance. Son apparence qui combine des aspects humains et animaux (ses cornes étant bien souvent des andouillers ou des bois de cerf), nous rappelle que la divinité et la nature ne sont qu'un.
Le Cornu est le Seigneur des animaux et de la vie, mais il est aussi, comme la Déesse, duel, et il est à la fois Seigneur de la Mort et de la résurrection. Car il n'est pas seulement le Chasseur, il est aussi la proie, la victime sacrificielle qui est abattue pour que la tribu puisse vivre. Il est l'esprit des bêtes sauvages, le gardien du domaine de la Déesse.
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:02
La chasse aux sorcières
 
Je tiens à préciser dès le départ que ce texte n'est pas de moi mais d'une autre païenne, j'ai par ailleurs cité la source plus bas donc je n'ai pas le droit de changer son contenu (malgré l'erreur de pourcentage).

Mise en garde :


Certains éléments de ce texte peuvent s'avérer choquants. Toutefois il s'agit d'une réalité historique et j'estime qu'il est parfois nécessaire d'oublier le politiquement correct pour faire passer un message. Le devoir de mémoire doit jouer, afin que ce genre de persécutions ne se reproduise plus jamais.

Les premières chasses aux sorcières débutent vers le milieu du 15e siècle, à la fin du Moyen-âge. On peut dater la première vague de répression, menée par les tribunaux de l'Inquisition, de 1480 à 1520. Mais la répression la plus intense a lieu entre 1580 et 1630, et elle est menée par des tribunaux séculiers. Il y aura environ 100 000 procès et 50 000 exécutions. Les victimes seront essentiellement des femmes, environ huit sorcières pour un sorcier, soit 80%.

La toile de fond historique
Pour comprendre le phénomène, il faut tenir compte du contexte historique qui l'entoure.
Le XIVe siècle : la guerre de Cent Ans (1337-1453) ébranle un équilibre fragile. Puis la Grande Peste de 1348-1349 fauche entre un tiers et deux tiers de la population citadine, créant un traumatisme profond. Tout cela accentue la misère des paysans, qui se révoltent. Ce sont les Jacqueries, vite et violemment réprimées.
Le XVe siècle voit la mort puis la réhabilitation de Jeanne d'Arc, la fin de la féodalité, la naissance de l'imprimerie et la découverte de l'Amérique, mais aussi de nombreux conflits, des disettes et de nombreuses épidémies qui frappent une population déjà affaiblie : peste, variole, typhus, malaria, coqueluche, syphilis.
Le XVIe siècle est aussi une époque de grande effervescence : c'est le début de la modernité, avec tout ce que cela comporte de bouleversements. Pour l'élite, la perpétuation des croyances païennes est un frein à la modernité, car elles maintiennent les masses populaires dans l'immobilisme. La période de 1450-1600 est également une période de crise économique et démographique, qui se manifeste par une augmentation considérable de la population, et une crise céréalière faisant augmenter le prix du pain. Enfin, l'histoire du climat nous révèle que l'époque connaît une période de fort refroidissement à partir de 1550, refroidissement qui a des effets désastreux sur les cultures, la chasse, et la subsistance en général. Ce dérèglement est particulièrement marqué en certains points de l'Europe, ceux où l'on allumera le plus de bûchers.

L'évolution de la représentation du diable
Durant le haut Moyen-âge, le diable est multiple : des diablotins en tous genres, drôles ou facétieux, figures héritées du paganisme. C'est aussi un personnage dont on se moque ou que l'on escroque dans les contes ou les Mystères. Le diable ne fait pas peur, le peuple ne sent pas concerné par l'Enfer et le Démon.
La représentation du diable commence à se modifier à partir du XIIe siècle. L'art roman introduit les premiers démons effrayants, monstres et griffons, et l'enfer commence aussi à être représenté. La réelle transformation s'effectue vers le milieu du XIVe siècle. A cette période, dans les discours de clercs, dans les livres et dans l'art, le souverain des enfers amorce une métamorphose radicale. Les représentations cauchemardesques se multiplient, relayées à partir du XVe siècle par les délires des démonologues. Non seulement le diable est devenu un souverain puissant, mais il est aussi capable de se cacher dans les entrailles de chacun - et surtout chez les femmes. Parallèlement, la vision de l'enfer devient de plus en plus terrifiante. On y voit des hordes de démons affairés à torturer de façon extrêmement réaliste des damnés aux corps brisés, découpés, laminés.
Néanmoins, une telle modification culturelle met du temps à se mettre en place et, pour le peuple, le diable reste encore, jusqu'au milieu du XVIe siècle environ, un personnage comique plutôt maladroit. Il faudra de nombreux traités de démonologie, des prêches, des livres, et des oeuvres d'art multiples, pour que s'impose LE Diable, terrifiant, Mal absolu dont les sorcières sont les complice.

L'image de la femme
Depuis l'Antiquité, la condition féminine n'est pas très reluisante dans l'ensemble du bassin méditerranéen. Le Moyen-âge est, quant à lui, un monde d'hommes. La vision de la femme diffusée par les clercs est d'une extrême misogynie : la femme, descendante d'Ève, est non seulement inférieure à l'homme, mais aussi sotte, lascive, traîtresse, dangereuse, répugnante.
Le XIVe siècle va voir une relative émancipation féminine, mais de courte durée. Tout d'abord, les femmes perdent les quelques droits acquis ou conservés au Moyen-âge : la politique royale les met sous tutelle du père, puis du mari. Elles perdent tout droit juridique, ne peuvent plus être maîtresses de leurs biens, et ne sont plus autorisées à signer de contrats.
Parallèlement, dans le Nord et l'Est de l'Europe, des représentations de la femme de plus en plus négatives et monstrueuses apparaissent. Aux Pays-Bas et dans le Saint-Empire on peint de plus en plus de femmes à la laideur repoussante, aux corps difformes, à la vieillesse dépeinte comme une déchéance, préfigurant la mort et la pourriture, alors que la représentation de la vieillesse chez l'homme reste le plus souvent associée à la sagesse. Et lorsqu'on représente une fille jeune et belle, c'est pour souligner sa lubricité et sa frivolité, qui la rendent vulnérable au démon. On dépeint de plus en plus la femme comme menteuse, dépensière, coquette, frivole, et on l'identifie de plus en plus au thème du pêché.
Madeleine Lazard, dans "Les avenues de Feminye", explique le phénomène :
"Il n'est pas surprenant que la littérature et les arts aient reflété le dégoût et la peur, face au vieillissement et à la déchéance (...) Selon de récentes études historiques, on pourrait y voir la manifestation d'une mutation démographique : alors que, de l'antiquité jusqu'au XVIe siècle, les femmes mouraient plus jeunes que les hommes et que les vieillards mâles étaient de loin les plus nombreux, c'est l'inverse qui se produit au XVIe siècle, au moins dans les milieux aristocratiques, où les conditions d"hygiène lors des accouchements s'améliorent."

Les prêcheurs
A ce monde en pleine mutation, la société réagit par une peur profonde : peur de la maladie, de la mort, du Diable, de Dieu, de l'autre, de soi-même. Cette peur et ce pessimisme, apparus à la fin du Moyen-âge, culminent à la fin du XVIe siècle. D'autre part, dès la fin du XVe, une folie de pureté est apparue. Les prédicateurs insistent sur le fait que le mal est partout, et en particulier chez les femmes, et prêchent la plus extrême sévérité. Ils appellent à la purification, le cas échéant par les flammes, avant l'Apocalypse, imminente selon eux.
Durant la deuxième moitié du XVIe siècle, l'art, la littérature, la pensée en général s'orientent vers une vision désespérée de l'existence, et se caractérisent par un goût pour le macabre, le morbide, l'horreur, et l'expression de la souffrance. Mais ces récits sont encadrés par une morale édifiante, insistant sur le danger à transgresser les interdits, et notamment les interdits sexuels. Il s'agit de mettre en place une morale bien plus stricte que celle du Moyen-âge.

L'évolution de l'image de la sorcière
Sorcellerie, sorcières et sorciers existent depuis l'Antiquité, et sans doute depuis l'aube de l'humanité. Durant le Moyen-âge, rebouteux, devins, herboristes, sorciers et sorcières faisaient partie intégrante du village. D'ailleurs, les gens de l'époque ne voyaient aucune contradiction entre ce type de croyances et le christianisme. Par ses conseils et son savoir, la sorcière rassurait la population et occupait une place importante dans la société, ce qui avait pour effet de réduire l'influence des prêtres sur leurs ouailles. Par son rôle de sage femme, elle remplaçait les médecins coûteux et rares à la campagne. De plus, ce sont les femmes qui transmettaient les croyances païennes, les superstitions et la culture populaire en enseignant les rudiments de l'écriture à leurs enfants.
Ce vieil équilibre va se briser au XVIe siècle. L'Église, les démonologues et les élites sociales en général créent un mythe nouveau, celui de la sorcière démoniaque. Cette nouvelle vision de la sorcellerie trouve racine dans les luttes contre les hérésies du XIVe siècle. Dès 1430, paraissent les premiers traités de démonologie, selon lesquels sorciers et sorcières font partie d'une secte diabolique. En 1484, le pape Innocent VIII publie la bulle connue sous le nom de "Summis desirantes affectibus" : "...maintes personnes de l'un et l'autre sexe, oublieuses de leur propre salut, et déviant de la foi catholique, se sont livrées elles-mêmes aux démons incubes et succubes : par des incantations, des charmes, des conjurations, d'autres infamies superstitieuses et des excès magiques, elles font dépérir, s'étouffer et s'éteindre la progéniture des femmes, les petits des animaux, les moissons de la terre, les raisins des vignes et les fruits des arbres..."
Le pape étend également le pouvoir de deux inquisiteurs, Institoris et Spenger. Ces deux hommes rédigent un nouveau manuel de démonologie, le fameux "Marteau des Sorcières", manuel pratique à l'usage des chasseurs de sorcières, qui redéfinit la sorcellerie comme un crime si grand que le châtiment se doit d'être aussi exemplaire que sans pitié.
Les manuels de démonologie ont une importance décisive dans la chasse aux sorcières : véritables délires, mais aussi textes de propagande, ils créent le mythe du sabbat, fixent le portrait robot de la sorcière, et cristallisent toutes les peurs de l'époque en une véritable psychose. Dans ces manuels, démons et sorciers infestent le monde, ont d'immenses pouvoirs et commettent d'immenses crimes, organisés en un complot contre Dieu et la religion. La sexualité est leur arme favorite, et la femme leur complice prédestinée par sa nature même. En effet, selon eux, la femme est un être imparfait par essence :
"Il y a comme un défaut dans la formation de la première femme, puisqu'elle a été faite d'une côte courbe, c'est à dire d'une côte de la poitrine, tordue et comme opposée à l'homme. Il en découle aussi de ce défaut que, comme un vivant imparfait, elle déçoit toujours". De plus, "toutes ces choses (de sorcellerie) proviennent de la passion charnelle, qui est (en ces femmes) insatiable".

La Réforme et la Contre-réforme
La Réforme, la Contre-réforme et l'ensemble des troubles religieux qui déchirent le XVIe siècle jouent évidemment leur rôle dans la chasse aux sorcières. Lorsqu'en 1517 Luther lance sa Réforme à l'assaut du monde Chrétien, il ne se préoccupe guère des sorcières. Il a d'autres ennemis, les catholiques, les Juifs, les Turcs, les Anabaptistes et surtout Satan. Plus problématique, Luther prône un retour rigoriste à la Bible. Or, on trouve dans l'Ancien Testament des phrases qui autorisent le meurtre des incroyants, en particulier ce passage de l'Exode : "Tu ne laisseras pas vivre la magicienne."
Les catholiques réagissent en rivalisant d'intolérance, de sévérité, et de cruauté. La Contre-réforme durcit le dogme catholique, elle réaffirme tous les points de doctrine contestés par les protestants, et voue aux flammes éternelles tous ceux qui n'y souscrivent pas.
Protestants et catholiques ont cependant de nombreux points communs. Tout d'abord l'austérité, la haine de tout ce qui relève de près ou de loin de la distraction, du plaisir, de l'imaginaire. Le corps est haïssable, ainsi que tout ce qui relève de la nature. La répression de la sexualité s'accentue. Enfin, protestants et catholiques sont d'accord sur un point : la femme est dangereuse, elle doit être surveillée, confinée à la maison, sous le pouvoir de l'homme. On surveille la mode, on condamne les décolletés, on couvre les seins, mais aussi les chevilles, les bras, les cheveux.
La Contre-réforme répand la peur, visant un contrôle de plus en plus strict du peuple et l'éradication de toute trace de paganisme et autres diableries. Certes, il y a des résistances, mais le courant majoritaire, à partir de la seconde moitié du XVIe, est nettement à l'intégrisme et à la haine.
Le peuple, quant à lui, se débat avec ses propres problèmes : mutations sociales et économiques, insécurité croissante, épidémies, épizooties, terrible dégradation du temps à partir de 1550, mort omniprésente. Ainsi, la sorcière se retrouve-t-elle prise en tenaille entre les terreurs religieuses des élites, qui voient en elle une adoratrice du démon, et la violence populaire, qui l'accuse de tous les maux.

Le mythe du sabbat démoniaque
Ce mythe met longtemps à se répandre, et ne connaît sa forme définitive qu'à la fin du XVIe siècle. Parmi les variantes, on peut retenir l'heure et la date du sabbat, qui semble en fait se produire n'importe quel jour selon la région, et parfois même en plein midi. On confesse s'y rendre à pied, à cheval, juché sur une fourche, un bâton ou sur un balai, bien sûr. On dit également chevaucher des animaux, pour se rendre au sabbat: cochons, boeufs, ânes. Ou encore se transformer en animal. Enfin, parfois, c'est le Diable qui les emporte.
Une fois chacun arrivé, après un hommage au maître (un baiser sur ses "parties honteuses"), peut se dérouler la messe noire. Cette dernière n'est rien d'autre qu'une messe catholique inversée : tout ce qui est blanc ou de couleur claire devient noir, au moment de la communion, on mange et on boit des choses de couleur sombre, on utilise des mots de latin prononcés à l'envers. Quant à l'eau bénite, elle est remplacée par l'urine du diable. Enfin, arrive le temps des réjouissances : tout d'abord, la danse lascive, lubrique, endiablée, accompagnée par un orchestre ou de modestes tambourins. Puis vient le banquet, où l'on sert des mets peu ragoûtants, charognes en décomposition, bave de crapaud ou anguilles. Parmi ces mets, il en est un qui résume toutes les terreurs attachées au sabbat : la chair humaine, et en particulier celle d'enfants et de bébés. A la fin du sabbat, vient une "confession à l'envers", où l'on est puni si l'on n'a pas commis assez de péchés, et qui se solde par un baiser sur le postérieur du diable. Enfin, vient l'orgie générale. Cette orgie est encore le lieu de la transgression des tabous de l'époque : on s'y livre avec frénésie, dans toutes les positions interdites par la morale. Pour finir, les sorcières s'accouplent avec le Diable en personne. De ces amours naissent parfois des enfants morts-nés, que l'on servira au prochain sabbat.

Le déroulement des procès
Tout commence par la rumeur et la mauvaise réputation : unetelle a été vue la nuit loin du village, unetelle est mauvaise, unetelle ramasse des herbes. Les langues vont bon train, les imaginations se déchaînent. Puis, vient l'élément déclencheur : une mort inexpliquée, la grêle qui détruit la récolte, un orage violent, un animal naissant anormal, à une époque ou toute malformation est considérée comme châtiment divin ou malignité du Diable. On se tourne alors vers celle sur qui la rumeur court.
Tout, dans les procès de sorcellerie, condamne d'avance l'accusée. Une fois arrêtée, la supposée sorcière est conduite en prison où on lui rase le corps et on l'habille d'une chemise baptisée à l'eau bénite. Au début, il n'y a pas de violence, mais la détention affaiblit la prévenue : ses rations d'eau sont rares, la nourriture encore plus. L'accusée est isolée dans son cachot, ignorant de quoi on l'accuse. D'origine rurale, la plupart des accusées ne savent pas qu'elles ont droit à un avocat, et de toute façon, les autorités découragent fortement tout candidat à la défense des sorcières.
Les procès se déroulent généralement de la façon suivante : le témoin confirme qu'il connaît bien l'accusée et que cette dernière à une réputation de sorcière. Ensuite, il énumère les dommages causés : pertes d'animaux, mauvaises récoltes, maladie ou mort d'un membre de la communauté.
Après les témoignages, on passe à l'interrogatoire. Au début, le juge fait preuve d'une relative douceur, pour mettre l'accusée en confiance. Cependant, les questions dont on la presse sont autant de pièges destinés à la perdre. Après l'interrogatoire, on s'occupe de chercher des preuves. Selon l'endroit et l'époque, les méthodes varient. A la campagne, on s'en tient souvent aux méthodes traditionnelles, qui ont fait leurs preuves et ne coûtent pas cher.
Ce sera par exemple la méthode de la nage, où on ligote les mains et les pieds de l'accusée, puis on jette son corps dans l'eau. Si elle coule et se noie, elle est innocente ; si elle flotte, elle est l'enfant du démon. Le pesage consiste à peser la sorcière en utilisant comme poids la Bible ou d'autres objets. Si elle est plus lourde ou plus légère, elle est déclarée coupable. L'estrapade consiste à nouer les bras de la victime derrière son dos, suspendre des poids à ses pieds, puis la hisser brutalement en l'air plusieurs fois de suite, jusqu'à ce qu'elle avoue ou meure, les bras désarticulés.
En ville, on pratique peu ces méthodes, on souhaite se montrer moderne, scientifique, et on préfère chercher la marque diabolique. Cette marque peut être n'importe quelle particularité physique, une tache de naissance, une verrue, une cicatrice. Pour la trouver, on dénude la sorcière, on la rase complètement, et l'on convie des professionnels, médecins, chirurgiens, barbiers ou bourreaux à venir l'examiner sous toutes ses coutures. Par le piquage, les chasseurs de sorcières recherchent sur le corps de l'accusée la marque du Diable réputée insensible à la douleur : cette pratique consiste à trouver des zones insensibles sur le corps, en le piquant sur chaque centimètre carré de leur peau. Certains inquisiteurs désireux de trouver des victimes à tous prix, vont jusqu'à se servir d'aiguillons rétractables : quand on presse, la lame glisse dans le manche et l'absence de réaction de la sorcière devient la preuve de sa culpabilité.

L'exécution
Dénoncées, sans aucun moyen de défense face à leurs juges, torturées, la majorité (90 à 95%) des accusées sont condamnées. L'exécution est un spectacle, la foule y participe : on crie, on hurle, on insulte le condamné, on se réjouit de ses souffrances. La cérémonie a lieu au centre ville, sur la place du village.
Contrairement à ce que l'on croit généralement, la majorité des sorcières ne périssent pas par le feu. Beaucoup sont pendues, d'autres étranglées avant que leur corps ne soit livré aux flammes. Si l'on ne brûle pas les condamnés, ce n'est pas pour des raisons humanitaires, mais parce que ce n'est pas pratique. Brûler un corps est difficile, long, il faut beaucoup de bois. Or, ce sont les bourreaux qui doivent fournir le bois. Mais il faut aussi que le public soit content, que le supplice soit bien visible, que le supplicié souffre suffisamment. On va alors essayer d'inventer des moyens de mise à mort respectant les désirs du public et le porte-monnaie des bourreaux.
L'Espagne invente de placer les condamnés dans des moules de plâtre, et de les glisser vivants dans un four. Le degré de souffrance obtenu est satisfaisant, mais le public ne voit rien et il est déçu.
La Suisse et les Flandres inventent le système des claies, ou des grandes échelles. On y attache les sorcières, et on les approche du brasier, terrorisées, lorsque celui-ci a bien pris.
Ou alors, on étripe, on crucifie, on émascule, on enterre vif, on décapite. Puis, on brûle les restes, car il faut que tout disparaisse, la purification doit être totale. Les cendres des sorcières sont dispersées aux quatre vents.

La fin des persécutions
De 1580 à 1630 environ, la chasse aux sorcières atteint son paroxysme. Chaque séance de torture provoque des dizaines de dénonciations, qui provoquent autant d'arrestations. Ainsi, on en arrive parfois à ne plus avoir assez de juges pour juger les affaires de sorcellerie. Dès 1625, Paris cesse de confirmer les peines de mort décrétées par les juges de province, prenant ses distances avec ces affaires de plus en plus ennuyeuses. En 1657, le pape fait paraître la bulle "Proformandis", qui met en garde contre les erreurs et abus dans les procès de sorcellerie.
Les mentalités ont changé, l'époque est plus clémente, la vie plus douce. De plus en plus, un discours médical se fait jour par rapport à la sorcellerie. On pense en termes d'hallucinations, d'esprit dérangé. Enfin, en Juillet 1682, Louis XIV met fin aux poursuites, par un édit qui fait disparaître le crime de sorcellerie.



sources :
http://membres.lycos.fr/chassesorcieres/
http://www.sheluna.com/histoire_chasse_tortures.php
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 21:59
Les familiers
Selon la légende, un familier, ou esprit familier, est un être surnaturel qui aide et soutient une Sorcière ou un Mage. Traditionnellement, le familier peut être un animal, mais pas uniquement. Les familiers ont souvent des pouvoirs magiques particuliers. Le stéréotype du familier dans la culture occidentale est le chat noir, et comme les chats noirs étaient fortement associés à la Sorcellerie, il existe nombre de superstitions les concernant. Mais un familier peut être n'importe quel animal ou presque, le chien, la chouette et le crapaud faisant partie de l'imagerie traditionnelle.



A l'époque des persécutions, on pensait que chaque Sorcière avait son familier, et le fait d'avoir un animal domestique était bien souvent considéré comme une preuve que la personne pratiquait la Sorcellerie. Les légendes de cette période attribuent aussi aux familiers l'habitude de boire du sang. Ils étaient considérés comme presque aussi dangereux que la Sorcière elle-même, car ils ressemblaient à des animaux normaux et pouvaient espionner ou faire du mal pour le compte de leur Sorcière tout en restant difficilement détectables.

Pour la Sorcière moderne, un familier peut être n'importe quel animal avec lequel elle ressent une affinité. Bien que ces animaux ne soient plus considérés comme de mauvais esprits, ils sont bien plus que des animaux de compagnie et sont traités comme des partenaires dans la pratique magique. Parce que les animaux sont plus sensibles aux vibrations du monde invisible, ils sont utiles à la Sorcière, un peu comme des capteurs psychiques, indiquant la présence d'énergies négatives par leur comportement.
Pour les Wiccans et les Néo-Païens, les familiers sont un peu ce que les anges gardiens sont pour les Chrétiens. Ce sont des compagnons de route qui offrent leur soutien moral, leur connaissances particulières et/ou leurs facultés de guérison. Le familier apporte de plus son énergie aux travaux magiques, grâce à son affinité avec le monde invisible et son lien avec sa Sorcière.

Trouver un familier est quelque chose de très personnel. Un sentiment immédiat et puissant d'être lié intimement à l'animal signifie généralement la découverte d'un familier. Certaines Sorcières lancent des appels psychiques pour attirer un familier. D'autres pensent que les familiers doivent se porter volontaires pour aider au travail magique et qu'ils sont karmiquement attirés vers leurs Sorcières.
 
 
 
 
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 21:58

Avertissements pour ceux qui veulent se lancer
Dans les livres et sur le net, vous pouvez trouver sans problème toutes les choses merveilleuses qui vont vous arriver lorsque vous allez vous engager sur la voie wiccane (ou dans une autre tradition magique). C'est très bien, mais il y a aussi des choses moins sympathiques qui peuvent se produire. Je ne cherche à effrayer personne, simplement à donner des informations pour que votre décision ne soit pas prise à la légère.


Les Ombres existent dans le monde invisible qui est parallèle au nôtre. Contrairement aux créatures de notre monde, elles n'ont pas de forme physique et se nourrissent d'énergie plutôt que de matière. Elles sont aussi variées que les formes animales de notre monde, leur taille (ou plutôt leur pouvoir) varie de l'équivalent de nos insectes ou de nos rongeurs, à l'équivalent d'humains entraînés à la Magie, et au-delà, aux Anciens.
Comme je l'ai dit, elles se nourrissent d'énergie. La plupart se contentent d'absorber les résidus énergétiques qui s'échappent des humains ou des autres créatures de notre monde. D'autres, cependant, sont un peu plus 'actifs' et un peu moins inoffensifs.


Les Ombres se divisent en trois variétés :
D'abord les petites qui se nourrissent de l'énergie des émotions négatives. Si vous émettez une forte négativité, elles seront attirées vers vous comme des mouches. Si votre protection magique est inefficace, elles s'attacheront joyeusement à votre champ énergétique et s'en régaleront. Elles ne sont pas plus gênantes que des sangsues ou des moustiques, mais un millier de sangsues peut grandement affaiblir une personne.
Ensuite viennent les moyennes, un peu comme des rats ou des vautours. Elles sont attirées par les émotions négatives et par l'énergie magique. Elles sont plus fortes, peuvent passer à travers des défenses défaillantes, et sont plus difficiles à déloger une fois qu'elles ont planté leurs crocs dans votre énergie.
Enfin, il y a les intelligentes. Leur nourriture préférée est l'énergie vitale humaine. Elles sont relativement rares, mais elles existent. On les appelle parfois 'mauvais esprits' ou 'démons' ou 'Imp'. Elles sont fortes, les plus intelligentes sont capables de créer une brèche dans vos défenses, mais elles peuvent aussi vous convaincre de relier votre champ d'énergie au leur ("Ouvre-toi à moi et je te donnerai un grand pouvoir." Ouais, tu parles.)


* Il existe dans ce monde des créatures viles. Elles sont intelligentes, capables d'effectuer des travaux magiques, capables non seulement d'attaques magiques psychiques, mais aussi physiques. On les nomme 'humains'. Les humains sont aussi capables de se nourrir de l'énergie d'autres humains. Ce sont ce qu'on appelle des 'vampires psychiques'. Ils font cela pour obtenir plus de pouvoir magique, pour contrôler les autres, ou pour remplacer les énergies perdues. Plus souvent, ils le font inconsciemment.


* Malgré tous nos efforts pour la comprendre et la maîtriser, elle reste aussi imprévisible et puissante que la météo, à moins d'être très entraîné et très concentré. Les scientifiques qui ont étudié le climat dans les années 70 ont découvert quelque chose de surprenant. La météo est si instable qu'elle est impossible à prévoir à plus d'un ou deux jours d'avance. En fait, les modèles informatiques ont même montré ce qui a été nommé la Théorie du Papillon. Il semble qu'un papillon décollant d'un cactus à Mexico, si c'est le bon moment et le bon endroit, puisse en théorie causer des tempêtes dévastatrices dans le Midwest américain. La Magie est très semblable. Chaque action que nous faisons, qu'elle soit ou non magique, a des conséquences qui se propagent comme les vagues dans une mare. Elles se propagent, touchent tout, et finissent par revenir vers la source. Soyez donc parfaitement sûrs, avant tout travail magique, de ce que vont être ses conséquences. Demandez-vous toujours : “si ce sort m'est retourné, et m'affecte plutôt que d'affecter son but, puis-je le supporter ?"
Comme le dit le dicton : 'fais attention à ce que tu demandes, tu pourrais bien l'obtenir'...
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 21:31

Voici mes recherches trouvées sur le net de Mabon. Les informations sont en principe trouvées sur ce site très enrichissants: http://sabbats.canalblog.com/archives/2006/09/22/2736244.html . J'ai un autre article sur ce blog dans la rubrique "sabbat" qui explique en détail le rituel et ses caractéristiques.

Mabon


Celebration de Mabon

Célébrer un Sabbat peut revêtir de bien nombreux aspects : il ne s'agit pas forcément d'exécuter un Rituel, un Repas entre Sorciers etc. C'est également se rapprocher de la Nature, rendre hommage à la roue de l'année par quelques gestes simples.

Ainsi, plusieurs actes faciles d'accès peuvent s'avérer très enrichissants :

Mabon étant l'époque des récoltes, il est d'usage de récupérer les fruits de saison pour les transformer : fabrication de vin, de jus de fruit, mais pourquoi pas également d'éléments de décoration ! Découvrez par exemple dans la section "De la Magie dans sa Vie" un petit tutoriel pour créer des poupées entièrement naturelles en pommes.

Côté décorations toujours, vous pouvez ramasser des cosses ou encore des plantes sèches en forêt, des feuilles aux couleurs de l'automne et des fleurs de saison pour constituer votre décoration d'autel et de maison : couronnes, bouquets, guirelandes, pots-pourris sont à l'ordre du jour... Et pourquoi ne pas réaliser également un mandala à l'aide de graines ou de feuilles réduites en poudre ?

Mais l'heure est également aux hommages et aux échanges : hommage aux morts, hommage aux animaux, à la Nature... Si vous passez devant un cimetière ou si vous décidez de rendre visite à vos proches disparus, n'hésitez pas à décorer les tombes de couronnes de saison. N'hésitez pas à partager ce sabbat avec vos amis : même s'ils ne sont pas plongés dans la tradition sorcière, proposez-leur des ballades en forêt, un bon repas de saison, une soirée au clair de lune ou un pique nique dans un pré.

Nombreux sont les projets que l'on peut entammer en tenant compte de notre environnement et de l'arrivée de l'automne, n'hésitez pas à nous faire part de vos idées !

correspondances de Mabon
 
Correspondances de Mabon

A l'occasion de chaque Sabbat je m'inspire à gauche à droite, dans différents livres et Sites Web, pour trouver des idées de créations, de recettes, etc pour ma propre célébration. Comme toujours, chaque site propose une version différente des informations, entre autres pour les correspondances. Dur dur de se faire une idée lorsque chacun propose quelque chose d'autre ! Alors je fais généralement un mix de ce que je trouve, en gardant ce qui revient le plus souvent dans chaque site et je rajoute mes propres correspondances, créant ainsi de nouvelles listes. Voici donc ma petite liste de correspondances, en espérant que ça vous soit utile !



Symbolique : les secondes récoltes, les mystères, l'égalité et la balance.
Symboles : vin, pommes de pain, glands, graines, pommes, grenades, lierre, fruits et graines séchées et cornes d'abondance.
Herbes: gland, benjoin, fougères, grains, chèvrefeuille, souci, myrrhe, passiflore, rose, sauge, tabac, chardon et légumes.
Arbre : Pommier, noisetier, chataîgner, hêtre.
Planète : Mercure
Fleurs : Oeillets et chrysanthèmes
Nourriture : Pain, noisette, pommes, grenades et légumes tels que pommes de terre, carottes et ognions, raisin.
Encens : Mélange d'automne : benjoin, myrrhe et sauge. Encens individuels : Cyprès, santal, oeillet et lotus.
Couleurs : Rouge, orange, rouille, marron, brun, ocre et or.

Pierres : Saphir, lapis lazuli, agates jaunes, cornalines, citrines.

Chandelles : Jaunes et oranges.

Activités : Faire du vin, faire sécher des fleurs, des plantes ou des graines, marcher dans les bois, disperser des offrandes dans les champs labourés, offrir des libations aux Arbres, embellir les sépultures de nos proches disparus avec des glands, des feuilles, des pommes de pain etc pour les honorer.

Rituellie : Protection, prospérité, sécurité et confiance en soi. De même, tout ce qui concerne l'harmonie et l'Equilibre.

Deités : Pour les Déesses : Modron, Morgane, Epona, Persephone, Pamona et les Muses. Pour les Dieux : Mabon, Thoth, Thor, Hermes, le Green Man, Divinités de la Terre et des Récoltes (Nerthus, Frey, Freyja...), Bragi, Idunn.

Arcane du Tarot : L'Hermite, arcane majeure n°9
Runes : Gebo, Kenaz, Raido
 
Décoration de Mabon
Décoration de Mabon

Vous pouvez décorer votre maison et votre autel avec des glands, des ramilles de chêne, des cônes de pins, de sapins et de cyprès, des épis de maïs, des chaumes de blé ou encore avec divers autres fruits (plus particulièrement la pomme et le raisin en grappes) et des noix. Une tresse d'ail ou d'oignions peut également faire l'affaire. Placez aussi un petit panier rempli de feuilles séchées de toutes les couleurs et d'espèces diverses sur votre autel, ainsi que des fleurs de saison (oeillets, etc.)

Si vous êtes Wiccan, une sorte de petit rituel peut accompagner la décoration :

Allumez une chandelle orange, une verte et une autre brune ainsi que de l'encens de myrrhe et de sauge. Debout devant votre autel, levez le panier de feuilles séchées vers le ciel, puis éparpillez-en sur le sol, a l'intérieur de votre cercle, en prononçant ces paroles :

« Les feuilles tombent
et fraîchit le temps.
La Déesse ramène sur elle son manteau Terre
et tu fais voile vers l ouest, O Grand Dieu Soleil,
vers les terres de l éternel enchantement,
du froid nocturne enveloppé.
Mà»rissent les fruits,
tombent les graines,
nuits et jours d égale durée.
Le vent du nord souffle et se lamente. Si les pouvoirs de la nature disparus, semblent,
O Déesse bénie, je sais que la vie se poursuit.
Sans la deuxième récolte, il ne saurait avoir de printemps
aussi sà»rement qu impossible sans la mort, est la vie.
Sois béni, O Dieu déchu, poursuit ton voyage
dans les contrées hivernales
et dans les bras aimant de la Déesse. »

Déposez le panier, puis ajoutez :

« O Grande Déesse de toute fertilité,
j ai semé et récolté le fruit de mes actions,
bonnes ou mauvaises .Donne-moi la force de planter des semences
de joie et d amour
de bannir souffrances et haine,
au cours de la future année.
Révèle-moi comment vivre sagement sur cette planète,
O Lumineuse de la nuit ! »

Mabon, la Regénération

Mabon, la Regénération 



Le dieu se prépare à quitter son corps physique pour se régénérer et renaître de la Déesse. lors de Yule.


La Déesse somnole sous les feux faiblissants du Soleil, même si le feu brûle encore en son sein. Elle sent la présence du Dieu alors même qu'il s'affaiblit et tous deux sont la preuve que la mort n'est jamais une fin en soit, qu'elle apporte une renaissance et que la vie est en perpétuelle évolution. Ils symbolisent la roue de la vie et le cycle sans fin.
 
Encens de Mabon
Encens de Mabon

2 parties d encens
1 partie de bois de santal
1 partie de cyprès
1 partie de genièvre
1 partie de pin
1/2 partie de mousse de chêne
1 pincée de feuille de chêne

Note : Cet encens peut également être utilisé pour marquer le changement de saison.



En voici un, trouvé ici, réarrangé par moi-même pour le rendre plus compréhensible.

Ingredients:
4 parts de copeaux de bois de Noisetier
1 part de pétales de rose
1 part de pétales de tournesol
1 part de feuilles de sauge
1 part de feuilles de vigne
10 gouttes d'Huile essentielle de pomme
Une Bougie aux couleurs de l'automne
Une Coupelle ou petite assiette

Écrasez dans un mortier quatre parts de bois, ajoutez une part de feuilles de sauge, une part de pétales de rose, une part de pétales de tournesol et une part de feuilles de vigne, puis malaxez avec dix gouttes d'huile essentielle de pomme.

Chauffez un petit charbon en le mettant au contact de la flamme d'une bougie, et posez-le dans une coupelle ou sur une petite assiette.

Mettez un peu de cet encens confectionné pour Mabon, et laissez-le diffuser son arôme magique.

 

Extrait du Livre des Ombres de Gerald Gardner et Doreen Valiente : Mabon
Extrait du Livre des Ombres de Gerald Gardner et Doreen Valiente : Mabon

Adieu, Ô Soleil,
Lumière perpétuelle
Dieu qui désormais se cache.
Il quitte maintenant le Royaume Elyséen
Et traverse le seuil de la mort
Pour siéger sur le trône,
Juge des Dieux et des hommes,
Chef cornu des esprits aériens.
Et maintenant qu'il se tient invisible sans le Cercle,
Il réside dans la secrète semence,
La semence du blé frais et mûr,
La semence de chair,
Dissimulée dans la terre,
Merveilleuse semence d'étoile.
La vie est en Lui,
Et la Vie est la Lumière de l'homme,
Ce qui n'est jamais né et ne meurt jamais.
Ainsi les sages ne pleurent point mais se réjouissent.

 

Histoire de Mabon
Histoire de Mabon

La légende de Mabon commence avec Hadès, le Dieu des morts, lorsqu'il aperçut Perséphone cueillir des fleurs dans ses champs. Il en tomba immédiatement amoureux et l'enleva pour la garder près de lui. Mais sa mère, Déméter, la déesse des récoltes, partir à sa recherche, sans pour autant la trouver. Elle fut alors tellement désespérée et triste que plus aucune fleur ni plus aucun arbre ne poussèrent, empêchant ainsi la croissance végétale sur la terre.

Les Dieux de l'Olympe s'en mèlèrent finalement, et parvient à obtenir un compromis avec Hadès : ainsi, Perséphone ne passerait que 6 mois avec Hadès, mois pendant lesquels, Déméter proclama que la nature porterait son deuil et que rien ne pousserait sur cette terre pendant cette période.

 

Repas de Mabon
Repas de Mabon

 

Tous les produits de la terre sont les éléments essentiels du repas de Mabon. Toutefois, n'oubliez pas non plus la pomme qui, en plus d'être un fruit privilégié en Magie, est également un ingrédient phare de ce Sabbat (la pomme peut avoir également des fonctions décoratives pour ce Sabbat, je vous invite d'ailleurs à cette occasion à découvrir le petit tutorial sur les sculptures de Mabon dans la sous catégorie "Décoration"). Préparés en tartes, en compotes ou mangées nature, la pomme pourra être l'accompagnement par excellence de vos plats de viandes grillées, de gibier etc.

Privilégiez également la pomme de terre, les carottes, et toutes ces denrées qui poussent en terre et que l'on arrache lors des récoltes. De même, n'hésitez pas non plus à inclure du maïs dans vos recettes !

 

La Tradition de Mabon
La Tradition de Mabon

LA TRADITION DE MABON
Par Dawn, traduction et adaptation libre par Yuna Minhaï


Mabon (prononcez "May-bon", "MAY-bun", "MAY-bone", "MAH-boon", ou "MAH-bawn") représente l'équinoxe d'automne et tire son appellation du Dieu celtique du même nom. On lui donne également d'autres noms, tels que, pour les anglophones, "Harvest Home", "Winter Finding" and "Alban Elved" ainsi que d'autres noms plus variés tels que "The Second Harvest Festival" (la seconde fête des récoltes), "the Festival of Dionysus" (la fête de Dionysos), "Harvest of First Fruits" (la récolte des premiers fruits), "Wine Harvest" (la récolte du vin), "Feast of Avalon" (le festin d'avalon), "Equinozio di Autunno" (tradition Strega), "Alben Elfed" (tradition Caledonii), ou encore "Cornucopia". L'appellation germanique, "Winter Finding", s'étale sur une période partant du Sabbat et se terminant le 15 octobre, la "Nuit de l'hiver" qui est, dans la tradition nordique, le soir du nouvel an. Les druides appellent cette célébration "Mea'n Fo'mhair", et honorent le Dieu de la Forêt ("Green man") en offrant des libations aux arbres.

Bien que la majorité des paysans européens se s'attardaient pas à calculer la date exacte de l'équinoxe, ils célébraient l'événement à une date fixe, le 25 Septembre, un jour de congé nommé "Michaelmas" (la fête de l'archange Michael) par l'Eglise médiévale christianisée. A l'époque médiévale, les taxes étaient fixées à la période de Pâques et au moment de la fête de l'Archange.

L'Equinoxe d'automne est un moment hors du temps. Mabon marque l'entre deux entre entre le Soleil au Zenith lors de Litha et la Nuit la plus longue avant Yule.

Contrairement à Ostara à partir duquel les jours commencent à nouveau à se rallonger, à partir de Mabon, c'est la nuit qui va commencer à prendre de l'ampleur. Mabon marque le début de l'automne et de la mort de la Terre, mais est également une célébration de la vie étant donné qu'il s'agit de la seconde récolte de l'année. Lors de cette période, il est temps de faire une pause pour se relaxer et apprécier les fruits que l'on a récolté nous-même.

La Pleine Lune proche de Mabon, est nommée "Lune de la récolte" depuis que les paysans profitent de cette nuit là pour récolter leurs productions, aidés par la clarté lunaire. Par association également la Pleine Lune de Septembre porte le nom de "Lune du Vin", car c'est lors de ce cycle lunaire que les raisins sont récoltés, pressés et mis en bouteille afin de devenir du vin (sachant que le vin et les grapes de raisin étaient considérées comme sacrés par les premiers païens, d'où, d'ailleurs, le nom donné à Mabon : fête de Dionysos, généralement considéré comme le dieu de la Vigne et le Dieu de la Résurrection. Généralement, le vin est associé au Dieu, tandis que la Déesse est associée au Pain crée à partir des récoltes.

Mythologiquement parlant, Mabon représente le jour de l'année où le Dieu de la Lumière est vaincu par son jumeau et alter égo, le Dieu de l'obscurité. L'Equinoxe d'automne marque le seul moment ou Llew, la lumière, est vulnérable et où il serait possible de la vaincre. Lorsque l'on emploie l'astrologie comme une métaphore, on se rend compte que Llew se tient sur une balance (l'équinoxe, jour d'égalité) un pied dans le Cancer (solstice d'été) et l'autre pied dans le Capricorne (solstice d'hiver). Il est trahi par Blodeuwedd (Vierge) et est transformé en Aigle (Scorpion).

Historiquement parlant, Mabon semble être la représentation du Jeune Chasseur et du Jeune Dieu qui, lors de l'arrivée des Romains, sera associé à Apollon (ou à Mercure pour les Grecs). Il a acquéri les attributs du Dieu du Soleil, la Musique et la Chasse, qui étaient très populaires auprès des Soldats romains stationnés le long du mur d'Hadrien, spécialement pendant l'hiver froid et rigoureux (On a parfois retrouvé des représentations de Mabon dans le mur).


Aujourd'hui, nous réalisons que l'Equinoxe d'Automne n'est pas simplement une balance physique entre le jour et la nuit, mais également une balance magique. Les forces positives et négatives démarrent un nouveau cycle et sont à égalité (NDLT : nous sommes ici extérieurs au concept de bien et de mal. Il ne s'agit que d'une opposition de forces créant un équilibre.). Mabon est devenu la célébration de trois thèmes principaux, à savoir la réflexion, la grâce et, comme nous le disions plus haut, la balance. Bien que ces thèmes soient présents jours après jours dans la voie païenne, Mabon marque le moment où il faut leur prêter une attention toute particulière. C'est le moment idéal pour regarder en arrière, constater les efforts que l'on a pu fournir dns le passé (pas seulement cette année, mais bien plus encore en arrière). C'est le moment de faire le point, de se féliciter des efforts fournis mais également de s'encourager mutuellement pour les efforts restant encore à fournir... Il est temps également, lors de Mabon, de se fixer des objectifs à atteindre, des priorités et des résolutions.

Pour la pratique magique, Mabon est la période idéale si l'on souhaite accomplir des actions en rapport avec l'équilibre, la vie, etc : effacer toute animosité et la remplacer par un peu d'harmonie...

Le Folklore d'Automne
Le Folklore d'Automne

L'automne est une période de changements importants. Il n'y a qu'à regarder la Nature se préparer à l'hiver pour le comprendre. De ces changements sont nées traditions et folklore dont certains subsistent encore de nos jours. En voici quelques exemples, tirés du site quebecplus.ca.

Les anciens Celtes célébraient la venue de l'équinoxe d'automne avec un festival honorant Mabon. Mabon était le Dieu gallois de la fertilité masculine. Sa naissance, à l'instar de l'équinoxe d'automne, symbolise une période de changements importants. L'histoire de Mabon ap Modron, qui signifie le "Grand fils de la Grande mère", s'est transmise par le moyen de la tradition orale. Les mythologistes le nomme le Jeune fils, la Jeunesse Divine ou le Fils de la Lumière.



À la recherche de Mabon

On raconte que trois nuits après sa naissance, Mabon fut abandonné par sa mère, Modron, la grande déesse de la Terre. Afin de le retrouver, ses sauveteurs consultèrent les cinq animaux les plus anciens : la merle, le cerf, l'aigle, le saumon et le hibou. À chacun ils adressèrent la même question : « Dites-nous si vous savez quelque chose au sujet de Mabon, le fils de Modron, qui a disparu alors qu'il était âgé de trois nuits? ».


Le Fils de la Lumière

Suite à ces recherches sans répit, Mabon fut éventuellement retrouvé dans l'Outre-Monde, sous la surface de la Terre, qui est en fait le ventre duquel Modron est né. Il s'agit d'un endroit puissant et enchanté, mais où les défis abondent. Finalement libéré de l'Outre-Monde, Mabon renaît en tant que Fils de la Lumière.

Néanmoims, chaque automne, on prétend que la lumière de Mabon est attirée à nouveau dans le ventre de sa mère, la Terre. C'est de cette façon que les anciens Celtes expliquaient l'allongement des nuits après l'équinoxe d'automne. Une fois pris sous la Terre, la lumière de Mabon, dit-on, rassemble ses forces et sa sagesse durant la période d'hiver pour enfin réapparaître au printemps.


Symboles de l'automne

Parmi les symboles qui représentent le Mabon Sabbat – ou l'équinoxe d'automne – , on retrouve le raisin, le vin, la vigne, les guirlandes et les couronnes de fleurs, la calebasse, les pignes de pin, les glands, le blé, les feuilles mortes et la corne d'abondance.

Voici d'autres traditions entourant la saison automnale :

Un mois de novembre chaud annonce un hiver difficile.
Beaucoup de tonnerre durant l'automne est le signe d'un hiver froid.
Lorsque les écureuils enfouissent tôt leurs noix, on prédit un hiver coriace.
Si les arbres à fruit fleurissent à l'automne, le temps sera rigoureux l'hiver suivant.
S'il y a récoltes abondantes de petits fruits ou de noix, ce sera un hiver froid.
Un hiver froid suit un hiver chaud et vice versa.
Si la première neige tombe sur un sol non gelé, on peut s'attendre à un hiver doux.
Ce sera un hiver difficile si les arbres conservent leurs feuilles.
Les nids de frelon installés à la cime des arbres annonce un hiver doux.

Sur ce, un bel automne à toutes et à tous !

 

Méditation Druidique de Mabon
Méditation Druidique de Mabon

Mabon, le temps de la Transformation

L'automne et ses couleurs indique une transformation. Tout change pour se préparer à l'hiver. De même, nous devons nous même nous transformer pour nous préparer à tout cela, pour nous adapter, nous métamorphoser en de nouvelles personnes, enrichies de tout ce que l'année a pu nous apporter. Nous pourrons dès lors nous mettre en chemin vers l'achèvement du cycle, à Samhain. Le nom de cette dernière méditation est le "Chaudron de Cerrydwen".


"Asseyez-vous devant votre autel avec au centre le calice, le bol ou le chaudron. Pensez à quelque qui se trouve dans votre vie, et que vous voudriez transformer. Ce peut être un sentiment, une situation, une relation, une habitude, ou quoi que ce soit que vous voudriez régénérer. Ecrivez-le sur un morceau de papier, que vous gardez sur vous quand vous vous préparez à faire un voyage pour rencontrer Cerrydwen, Mère des Changements.

Vous êtes parmi les roseaux d'une prairie aquatique près du Lac Bala. Un soleil orange commence à se coucher à l'ouest, et des silhouettes de hérons et autres oiseaux aquatiques volent devant son visage, tandis qu'ils cherchent leurs nids par mi les joncs. De l'autre côté du lac, se tapit la masse sombre d'une maison circulaire, avec un toit conique d'où sort un filet de fumée. Circumambulant le lac dextrorsum, vous allez vers la maison, et en vous rapprochant, vous voyez quelqu'un près de la porte - un garçon trapu, aux sourcils noirs, de 14 ans peut-être. Sur son épaule, un corbeau est perché, et vous savez que vous avez devant vous le fils de Cerrydwen, Morfran. Il soulève en silence les peaux qui servent de porte, et vous entrez.

D'abord, vous portez votre attention sur la lumière vacillante et les ombres sur les murs. La lumière changeante révèle des grappes de plantes suspendues au toit de chaume,e t de temps à autre, vous apercevez les étagères sur lesquelles sont posées de précieuses piles de livres, des flacons de verre coloré, et des objets aux formes étranges - vous en reconnaissez certains, mais il y en a d'autres auxquels vous ne pouvez attribuer de nom. Il y a la grande ombre d'un personnage penché, et, portant votre regard au centre de la pièce, vous voyez que c'est celle d'une femme de grande taille et d'âge moyen, qui agite le contenu d'un chaudron fumant. Elle porte une longue robe cramoisie, et deux nattes épaisses, l'une noire, l'autre blanche. A côté d'elle, se tient sa fille, une fille mince d'environ 16 ans, avec des cheveux blonds qui bouclent au-dessus de ses épaules. Cerrydwen se redresse et vous jette un regard direct, bien en face. Elle demande : "Que souhaitez-vous transformer?"; et elle vous fait signe de vous approcher du chaudron. Vous allez vers elle avec le papier sur lequel vous avez écrit votre désir, et elle vous demande de le jeter dans le bouillon fumant.

(Vous prenez alors votre morceau de papier et vous le placez dans un bol, un chaudron ou un calice au centre de votre propre autel. Maintenant, fermez à nouveau les yeux.)

Tandis que le panier disparaît, le liquide contenu dans le chaudron commence à bouillonner, avec un son sifflant. Vous regardez, et vous voyez des bulles se former et éclater à la surface, et des gouttes étincelantes jaillissent. Puis la surface du liquide redevient étale, et Cerrydwen sourit et vous conduit vers le chaudron. La surface est claire est réfléchissante, et vous pouvez y voir des images de la situation transformée... Remarquez ce qui est différent... comment vous agissez... comment agissent les autres autour de vous... ce que vous dites, ce que vous pensez et ressentez... Prenez conscience de la différence d'attitude, de la résonance d'une vibration différente... de parcourir une nouvelle voie d'existence... (longue pause). Alors la fille s'avance, tenant dans ses deux mains un calice d'argent finement ciselé de maintes créatures et oiseaux. Cerrydwen plonge une louche dans le chaudron et verse un peu de la potion dans le calice, et sa fille vous le présente, disant : "C'est l'élixir d'Awen. Puissiez-vous être transformé(e)." Vous buvez le liquide et, immédiatement, vous vous sentez rafraîchi et rempli d'un sentiment d'espérance pour l'avenir et d'un fort engagement à changer positivement.

Et maintenant, il est temps pour vous de partir ; aussi, vous remerciez les deux femmes et vous vous dirigez vers la porte, que Morfran ouvre à nouveau. Tandis que vous sortez, vous redevenez de plus en plus conscient de ce que vous êtes assis(e) ici, en cet endroit, en ce moment, et vous revenez au présent, ouvrant les yeux, vous sentant rafraîchi(e) et éveillé(e)."

Ces méditations sont extraites du livre "Vivre la Tradition Celtique au fil des saisons" par Mara Freeman.
Note : Les textes en italique sont extraits du livre, le reste du texte est écrit par ma main


Posté par yunaminhai à 14:21 - Méditations Druidiques -
 
Naissance de Mabon
Naissance de Mabon


Mabon, plus connue sous le nom d' "équinoxe d'automne" marque l'achèvement des récoltes commencées à Lughnasadh. Une fois de plus, tout comme à l'équinoxe de printemps, les jours et les nuits sont égaux, en état d'équilibre, avant que les jours ne se mettent à racourcir à nouveau et que le Soleil perde en intensité. C'est la période où la nature commence à se préparer au repos hivernal. Mabon est placée sous la protection de l'Elément Eau, sa créatrice. Cette célébration porte bien d'autres noms, suivant les régions et les croyances, tels que Festin d Avalon, Récolte des Vins, Festin de Dionysus, Cornucopia, Jour des Récoltes, Nuit du Chasseur et Winter Finding par les Teutonics, Feast of Avalon, Wine Harvest ou encore Winter Finding. 
  
Photophores naturels de Mabon
Photophores naturels de Mabon

Sur une idée de Lucie, je vous propose un petit bricolage de dernière minute pour embellir votre autel et diffuser une agréable odeur au cours de vos méditations de Sabbat ou de vos actions magiques. Vous connaissez sans doute la tradition qui veut qu'à Samhain, on évide des citrouilles pour les transformer en photophores géants... Et bien à l'occasion de Mabon, il est tout à fait possible de faire le même principe, et ce avec l'ingrédient le plus symbolique de ce Sabbat : la pomme.



En premier lieu, prenez une pomme bien grosse, et munissez vous d'un couteau, d'une petite cuillère (ou d'un évidoir) et d'une bougie chauffe plat. Coupez le dessous de la pomme légèrement pour pouvoir la poser de manière stable puis coupez également le dessus de la pomme (c'est cette partie là qui servira de chapeau à la fin).


A l'aide d'une petite cuillère, évidez la pomme en prenant garde à ne pas trop l'abîmer extérieurement.


Avec le couteau, creusez des symboles tout autour de la pomme. Pour ce photophore, j'ai choisi de représenter deux lunes et deux étoiles.


Insérez la bougie à l'intérieur de la pomme, faites une grosse cheminée dans le chapeau de la pomme pour ne pas que ça brûle, allumez la bougie et refermez la pomme. Et voilà, c'est tout simple !

La pomme brunit très vite au contact de l'air. Ainsi vous pouvez, si vous le souhaitez, recouvrir la chair de citron, cela ralentira l'oxydation.
 
Rituel en l'Honneur de l'Automne
Rituel en l'Honneur de l'Automne

Il vous faudra :
De quoi décorer votre autel (fruits de saison, etc)
Un panier
Des feuilles mortes


Spécifications :
Décorez votre autel de graines, noix, noisettes, pommes de pain, fruits secs etc... Posez également un petit panier rempli de feuilles sèches de toutes formes et de toutes couleurs. Symboliquement, mener ce rituel de nuit peut être avantageux.


Comment procéder :
Préparez votre autel et ouvre l'espace sacré. Tenez-vous face à l'autel et prenez votre panier de feuilles. Lentement, laissez les tomber en cascade par terre à l'intérieur de votre cercle, tout en disant :

"Les Feuilles tombent,
Les jours rafraîchissent.
La Déesse se recouvre de son manteau de Terre,
Pendant que Toi, ô grand Dieu du Soleil, tu navigues en direction de l'Ouest,
Vers les terres de l'enchantement éternel,
Enveloppé dans la fraîcheur de la nuit.

Les fruits tombent,
Les graines sèchent,
Et le jour et la nuit sont en équilibre.
Le vent frais souffle du Nord en gémissant.
Dans cet apparent sommeil des pouvoirs de la Nature,
O Déesse bénie, je sais que la vie continue.

Car le printemps n'aurait pas lieu d'être sans les secondes récoltes,
Tout comme la vie serait impossible sans la mort.
Soyez béni, ô Dieu déchu,
Alors que vous voyagez vers les terres froides de l'Hiver,
Au creux des bras aimants de la Déesse."



Posez ensuite le panier et dites :



"O Gracieuse Déesse de fertilité,
J'ai semé et récolté les fruits de mes actions, bonnes comme mauvaises.
Donne moi le courage de planter de nouvelles graines de joie et d'amour pour l'année à venir,
Et de bannir la misère et la haine. Apprends moi les secrets
D'une existence sage sur cette Terre.
O astre lumineux de la Nuit !"



Prenez le temps de vous recueillir un moment, de méditer sur vos actions, sur l'année qui vient de s'écouler, puis fermez votre espace sacré et vaquez à vos occupations.
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 21:29

 Un livre qui m'a appris beaucoup sur moi-même et le monde qui nous entoure.

La Prophétie des Andes


Un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. Une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement au début du troisième millénaire. Intrigué, le héros de cette histoire s'envole pour le Pérou, à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui, va transformer sa vie.
Commence alors une aventure magique et enchanterese, une dangereuse initiation : une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au coeur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de sa vie.

Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c'est notre propre quête qui débute. Avec cet espoir : trouver la claire conscience de notre chemin spirituel.

http://www.prophetiedesandes.com/pages/laprophetiedesandes.htm
 
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